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Le vaccin contre l’hépatite B peut-il causer ou aggraver la sclérose en plaques ?

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, aucune étude ne prouve qu'il y ait un lien entre la vaccination contre l'hépatite B et le développement ou l'aggravation d'une sclérose en plaques.

La sclérose en plaques est une maladie qui touche le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) causant notamment une paralysie des membres inférieurs. La sclérose en plaques est une maladie qui dure toute la vie et qui évolue lentement, par poussées successives. On ne connaît pas la cause de la sclérose en plaques. Elle peut survenir à partir de l'adolescence, qu'il y ait ou non vaccination contre l'hépatite B.
Vous pouvez lire plus d'informations sur la sclérose en plaque sur le site mongeneraliste. 

Le lien entre la vaccination contre l'hépatite B d'une part, et la sclérose en plaques ou d'autres maladies "autoimmunes" d'autre part, est parfois un sujet de controverses médiatiques. Pourtant, les données cliniques, épidémiologiques et expérimentales disponibles actuellement n'apportent aucune preuve de l'existence d'un lien causal entre la vaccination contre l'hépatite B et la sclérose en plaques. Ces données proviennent de différents pays ayant déjà mis en oeuvre un programme de vaccination universelle.

L'incidence de la sclérose en plaques en France (0,6 cas pour 100.000) et dans d'autres pays industrialisés où existe un programme de vaccination universelle comme les Etats-Unis et l'Allemagne (0,1 à 0,8 cas pour 100.000) est inférieure à celle décrite dans la population générale avant l'instauration des programmes de vaccination contre l'hépatite B (1 à 3 cas pour 100.000). Ce qui tendrait à prouver que la vaccination contre l'hépatite B ne favorise ni ne protège contre les poussées de sclérose en plaques.
Les caractéristiques des cas observés chez des personnes vaccinées sont identiques à celles généralement observées dans une population non vaccinée.
Dans les pays possédant un système actif de pharmacovigilance (Etats-Unis et Italie notamment), aucune recrudescence d'événements indésirables de type neurologique n'a été enregistrée depuis 1991, malgré la mise en oeuvre de programmes de vaccination universelle contre l'hépatite B.

Par contre, le virus de l'hépatite B provoque une infection du foie, transmissible par voies sanguine et sexuelle. L'l'hépatite B est une maladie grave du fait qu'elle peut devenir chronique et parfois provoquer, après plusieurs années, une cirrhose ou un cancer du foie. Ce risque est d'autant plus élevé que l'infection survient tôt dans la vie. Chez l'enfant, l'infection est le plus souvent transmise directement de la mère porteuse du virus à son enfant, lors de l'accouchement.

Dès 1999, la Belgique a procèdé à la vaccination systématique des nourrissons et des pré-adolescents (11-12 ans).

Chez les nourrissons, la vaccination contre l'hépatite B protège pratiquement 100% des vaccinés. A cet âge de la vie, des effets indésirables graves n'ont pas été observés. La vaccination généralisée des nourrissons contre l'hépatite B est et reste donc recommandée pour protéger les individus contre un risque réel. Elle constitue la meilleure approche pour, à moyen terme, contrôler, éliminer et éradiquer l'hépatite B dans notre pays ainsi que dans les autres pays.

Mis à jour le 26/02/2016

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