Infections à papillomavirus humains (HPV)

L’infection à HPV est considérée comme l’infection sexuellement transmissible la plus répandue sur la planète : environ 80% des gens seront infectés un jour par un papillomavirus humain.

Le papillomavirus humain (HPV), c’est quoi ?

Le papillomavirus humain provoque des infections au niveau des organes sexuels et dans la région de l’anus, tant chez l’homme que chez la femme. Le HPV est également responsable d’infections de la bouche et du pharynx.

Vaccination contre les infections à papillomavirus humains

Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) recommande: 

  • la vaccination préventive généralisée des filles et des garçons de 9 à 14 ans inclus ;
  • la vaccination de rattrapage, à titre individuel, pour les jeunes femmes et hommes de 15 à 26 ans inclus qui n’ont pas bénéficié de la vaccination préventive généralisée ;
  • la vaccination des personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies, telles que les personnes ayant subi une transplantation ou vivant avec le VIH/sida.

Le vaccin provoque une meilleure réponse immunitaire chez les enfants et les adolescents entre 9 et 14 ans. De plus, la vaccination contre le HPV est plus efficace quand elle est réalisée avant les premiers rapports sexuels. En effet, le vaccin ne protégera plus contre les types de HPV avec lesquels la jeune femme ou le jeune homme a déjà été en contact et qui auraient pu être évités grâce au vaccin.

Recevoir le vaccin HPV au bon moment protège de manière optimale !

La vaccination permet de se protéger contre la plupart des HPV à haut risque et ceux responsables de cancers :

  • du col de l’utérus ;
  • de l’anus ;
  • de la vulve ;
  • du vagin ;
  • et de la sphère oropharyngée.

Certains vaccins protègent également contre les verrues génitales.

Accessibilité du vaccin contre le HPV en Belgique francophone 

Le programme de vaccination de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Pour lutter contre l’ensemble des cancers causés par les papillomavirus humains (col de l’utérus, bouche, pharynx, vagin, pénis, anus, vulve) ainsi que contre les verrues génitales, le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) met gratuitement à disposition des doses de vaccin protégeant contre 9 types du HPV pour tous les jeunes. Cette vaccination est proposée aux jeunes filles et aux garçons âgés de 13-14 ans ou qui fréquentent la 2ème année de l’enseignement secondaire ou la 1ère différenciée. La vaccination est gratuite dans le cadre de ce Programme pour tous les adolescents et toutes les adolescentes jusque 18 ans inclus.

Plus d’informations dans le dépliant : A chaque âge sa vaccination : 13-14 ans

 

Une nouveauté depuis le 1er juin 2026 : le rattrapage du vaccin est possible et remboursé pour les 19 à 30 ans.

Depuis le 1er juin 2026*, l’INAMI rend possible le remboursement du vaccin Gardasil9 contre le HPV à tous les jeunes adultes de 19 à 30 ans, et jusqu’à 45 ans pour les groupes à risque (personnes porteuses du VIH, etc.). Cette nouveauté permettra d’augmenter les possibilités de rattrapage pour ceux et celles n’ayant bénéficié de la vaccination préventive généralisée.

Cette nouveauté, qui ne coïncide pas avec les recommandations du CSS et le Programme de vaccination de la FWB, a été annoncée via un communiqué du ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, monsieur Franck Vandenbroucke : La vaccination anti-HPV contre le cancer du col de l’utérus, entre autres, sera encore étendue

 

 

Garder à l’esprit le dépistage !La vaccination ne protège pas contre tous les types de HPV. Il faut continuer à réaliser des dépistages régulièrement. Toutes les femmes entre 25 ans et 65 ans devraient pratiquer un dépistage tous les 3 ans. Le dépistage par frottis permet de détecter des anomalies des cellules du col de l’utérus avant l’apparition d’un cancer. On peut ainsi démarrer un traitement local.

Deux vaccins sont disponibles pour la vaccination contre les papillomavirus humains en Belgique :

  • Un vaccin bivalent, contre les HPV 16 et 18
  • Un vaccin nonavalent, contre les HPV 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58

Le vaccin bivalent a, chez les jeunes filles et jeunes femmes qui n’ont jamais été infectées, une efficacité de 90% pour les HPV 16 et 18. Ces deux types représentent environ 74% des cas du cancer du col de l’utérus en Europe.

Le vaccin bivalent a montré une efficacité indirecte sur d’autres types de HPV, spécialement les HPV 31 et 45.

Le vaccin nonavalent a, chez les jeunes filles et jeunes femmes qui n’ont jamais été infectées, une efficacité de 96% sur 5 types de HPV supplémentaires : 31, 33,45, 52 et 58. Il pourrait ainsi offrir au total une protection contre les types d’HPV responsables d’environ 90% des cancers du col de l’utérus. Le vaccin nonavalent protège aussi contre les verrues génitales.

En revanche, ces vaccins ne protègent pas contre tous les virus susceptibles de provoquer des cancers du col de l’utérus. Les femmes doivent donc poursuivre le dépistage du cancer du col de l’utérus en réalisant régulièrement des frottis. Il n’y a pas de dépistage pour les lésions précancéreuses et cancers chez les hommes.

Un même vaccin pour tout le schéma de vaccination

Lorsqu’une vaccination est entamée avec un vaccin, elle doit être complétée avec le même vaccin. Néanmoins, des études sur des schémas mixtes ont été entamées au Canada.

Comment est administré le vaccin ?

Les vaccins contre les infections à papillomavirus humains sont des vaccins injectables. Ils sont administrés par voie intramusculaire.

Filles et garçons de 9 à 18 ans inclus

Dans le cadre du Programme de vaccination, conformément aux recommandations du Conseil Supérieur de la Santé (CSS), un schéma alternatif en 2 doses à 6 mois d’intervalle est proposé pour tous les adolescents jusque 18 ans inclus.

La notice du médicament propose quant à elle un schéma à 3 doses à partir de 15 ans.

Pour plus d’informations, consultez le schéma de vaccination sont disponibles dans l’avis 9761 du CSS (calendrier vaccinal de base 2025-2026).

Jeunes femmes et hommes de 19 à 26 ans inclus

La vaccination de rattrapage, pour ceux qui n’ont pas bénéficié de la vaccination préventive généralisée, peut être proposée par le médecin traitant à titre individuel. Celui-ci suit alors un schéma de vaccination en 3 doses à 0, 1 ou 2 et 6 mois.

Personnes aux défenses immunitaires affaiblies

Les personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies, comme les patients transplantés et ceux qui vivent avec le VIH, peuvent bénéficier d’une vaccination HPV selon un schéma en 3 doses.

Vaccins disponibles

Vaccin disponible dans le cadre du Programme de vaccination

Comme tout vaccin du Programme, le vaccin contre le HPV peut être commandé gratuitement par le professionnel de santé et administré par ce dernier (médecin traitant, pédiatre, gynécologue, équipe de Promotion de la Santé à l’École, planning familial…).

Pour connaître l’ensemble des contre-indications, référez-vous à la notice des vaccins, disponible sur le site de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (afmps).

Il n’y a pas de contre-indication spécifique à l’administration du vaccin contre le papillomavirus humain.

La vaccination n’est pas recommandée pendant la grossesse et peut être reportée après l’accouchement. Si une femme enceinte est vaccinée accidentellement, ceci n’augmente pas le risque de malformation et il ne faut pas interrompre la grossesse. Il n’y a pas de délai à respecter entre une vaccination contre les infections à papillomavirus et le désir d’une grossesse.

Comme pour tout vaccin, une allergie sévère (choc anaphylactique), à l’un des composants du vaccin ou suite à l’administration d’une dose précédente, constitue une contre-indication formelle à la vaccination avec ce vaccin.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant, votre pédiatre ou votre pharmacien.

Pour connaître les effets indésirables, référez-vous à la notice des vaccins, disponible sur le site de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (afpms).

Effets indésirables courants communs à tous les vaccins injectables

Les vaccins contre le HPV sont généralement bien tolérés. Plus de quinze ans de recul et de nombreuses données disponibles en attestent.

L’effet indésirable le plus fréquent, signalé par près de 80% des vaccinés, est une douleur à l’endroit où la piqure est réalisée. Des maux de tête, des nausées et des maux de ventre sont rapportés chez environ 15% des personnes. Des malaises sont aussi possibles. Ce risque est similaire à d’autres vaccins réalisés à l’adolescence, et peut arriver tant chez les filles que les garçons. La seule précaution à prendre lors d’un malaise est d’éviter la chute (assoir contre le mur ou allonger la personne vaccinée). Ces effets indésirables sont en général d’intensité légère à modérée et se résolvent spontanément.

En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.