Mpox (variole du singe)

La variole du singe est une maladie peu fréquente qui est présente principalement en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Depuis mai 2002, des cas sont apparus dans d’autres régions du monde, notamment en Europe.

La variole du singe, c’est quoi ?

La variole du singe (aussi appelée mpox) est une maladie virale généralement transmise des animaux aux humains. La maladie est causée par un virus de la famille de la variole.

Dans la majorité des cas, les malades ont des symptômes légers (fièvre, maux de tête, boutons…) qui évoluent puis disparaissent en 2 à 4 semaines.

La vaccination contre la variole du singe

Dans son dernier avis concernant la stratégie de vaccination contre le mpox (Avis 9900 du 23 mars 2026), le Conseil Supérieur de la Santé (CSS), la vaccination est recommandée pour les groupes présentant le risque d’exposition le plus élevé, à savoir:

  • Avant une exposition au virus (vaccination préventive ou Prophylaxie pré‑exposition [PrEP]) Elle est recommandée pour les personnes les plus exposées au risque de contracter le mpox, notamment :
    • les personnes ayant des partenaires sexuels qui changent fréquemment (y compris les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes [HSH], les personnes transgenres et les travailleurs et travailleuses du sexe) ;
    • les personnes qui voyagent, pour des raisons professionnelles ou personnelles, vers des lieux ou dans des situations où le risque d’exposition au mpox est élevé.
  • Après une exposition au virus (vaccination post-exposition ou Prophylaxie post‑exposition [PEP])
    Elle peut être proposée aux personnes ayant eu un contact étroit avec une personne atteinte de mpox (cas confirmé, probable ou suspect). Elle est également recommandée pour certains groupes plus à risque de développer une forme grave de la maladie, comme les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes et les enfants.

Pour savoir si la vaccination est recommandée au regard de votre situation, il est fortement conseillé de consulter un médecin.

Pour plus d’informations, consultez les sites web suivants:

Un vaccin contre le Mpox est disponible (noms commerciaux Imvanex ou Jynneos). Ce vaccin a d’abord été développé pour protéger contre la variole. Comme les virus de la variole et du Mpox sont proches, il permet aussi de protéger contre le Mpox.

Selon les connaissances actuelles, ce vaccin pourrait offrir une protection pouvant atteindre environ 80 %. Cela signifie qu’il réduit le risque de contracter le Mpox, mais qu’il ne protège pas toutes les personnes vaccinées. Il est donc possible de développer la maladie malgré la vaccination. Pour cette raison, il est important de continuer à appliquer les mesures générales de prévention contre le Mpox, même après avoir été vacciné.

Comment est administré le vaccin ?

La vaccination comprend 2 doses, de préférence administrées par voie sous‑cutanée (0,5 mL avec un intervalle minimal de 28 jours entre les deux injections).

Vaccins disponibles

Le vaccin recommandé demeure le vaccin de troisième génération MVA‑BN: Imvanex™ (nom Américain : Jynneos) est le vaccin disponible en Belgique. Ce vaccin peut être utilisé chez les personnes immunodéprimées.

Le vaccin est approuvé en Europe pour les adolescents âgés de 12 à 17 ans. Pour les enfants de 2 à 11 ans, les études, bien que limitées, ont montré qu’il est sûr et efficace. Son approbation est prévue au cours de l’année 2026.
Chez les femmes enceintes, les données disponibles restent également limitées. Toutefois, compte tenu de la gravité potentielle de la maladie pour la mère et le futur bébé, la vaccination peut être envisagée lorsque le risque d’exposition est important.

Pour connaître l’ensemble des contre-indications, référez-vous à la notice des vaccins, disponible sur le site de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (afmps).

Il n’y a pas de contre-indication spécifique à l’administration du vaccin contre la variole du singe chez l’adulte, excepté en cas de réaction allergique sévère connue à un composant du vaccin.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant, votre pédiatre ou votre pharmacien. 

Pour connaître les effets indésirables, référez-vous à la notice des vaccins, disponible sur le site de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (afmps).

Le vaccin est globalement bien toléré. Les effets indésirables les plus fréquents, chez plus d’un vacciné sur 10, sont :

  • des réactions au site d’injection : douleur, rougeur, gonflement, induration, démangeaisons ;
  • des réactions générales telles que douleurs musculaires, maux de tête, fatigue, nausées, myalgies et frissons.

Les personnes atteintes de dermatite atopique peuvent présenter :

  • des réactions cutanées locales plus intenses, telles que rougeur, gonflement et démangeaisons ;
  • d’autres symptômes généraux, tels que maux de tête, douleurs musculaires, sensation de malaise ou de fatigue ;
  • une poussée ou une aggravation de leur état cutané.

En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.