Rage

La Belgique n’a plus connu de transmission de la rage à un humain depuis 2001 mais la rage reste présente dans plus de 100 pays. Chaque année, elle est responsable de 55.000 décès, essentiellement en Asie du Sud-Est et en Afrique.

La rage c'est quoi ?

La rage est une maladie qui provoque une inflammation du cerveau. Cette inflammation est potentiellement mortelle.

Vaccination contre la rage

Les personnes qui souhaitent se protéger préventivement et les personnes qui viennent d’être mordues par un animal à risque peuvent se faire vacciner contre la rage. Il existe donc deux types de schémas de vaccination contre la rage :

  • La vaccination préventive
  • La vaccination après une morsure

La vaccination préventive

La vaccination préventive ne procure pas de protection complète contre la rage, mais permet, en cas d’exposition au virus, de déclencher une réponse immunitaire rapide en anticorps après 2 nouvelles injections. La vaccination préventive ne dispense pas d’un traitement post-exposition qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d’exposition avérée ou suspectée. Cette vaccination simplifie toutefois le traitement post-exposition et dispense du recours aux immunoglobulines antirabiques, pas toujours disponibles dans les pays émergeants.

La vaccination préventive est recommandée pour :

  • Les personnes qui séjournent pour une longue période dans les régions où la maladie est endémique
  • Les personnes qui voyagent souvent dans des zones endémiques
  • Les enfants qui partent habiter dans des zones endémiques avec leurs parents
  • Les personnes qui entreprennent un long voyage à vélo ou qui pratiquent le jogging dans des zones endémiques
  • Les voyageurs qui effectuent un séjour prolongé ou aventureux dans des régions où la maladie est endémique ou se mettent en situation d’isolement dans des zones à haut risque
  • Les militaires qui partent en mission dans des zones endémiques
  • Les laborantins ou les experts qui entrent en contact avec le virus pour des raisons professionnelles, lors d’activités en laboratoire par exemple
  • Les personnes qui, par leur métier ou activités au contact de la nature et des animaux, sont particulièrement exposées au risque d’infection par le virus de la rage. Par exemple : les vétérinaires, agents forestiers, gardes-chasse, archéologues, spéléologues…

La vaccination après une morsure

La vaccination après une morsure s’effectue dans des circonstances bien précises, à savoir :

  • En cas de morsure ou de griffure par un animal infecté
  • En cas de contact entre l’animal et une plaie de la peau ou des muqueuses

La décision de vacciner après une exposition potentielle au virus de la rage dépend également de plusieurs facteurs :

  • Du pays où la blessure est intervenue
  • Du pays d’où provient l’animal impliqué
  • Du type d’animal : une chauve-souris, par exemple, sera considérée comme un risque élevé
  • Du type de plaie
  • Des antécédents médicaux de la personne

Après une potentielle exposition au virus de la rage, il convient de s’adresser dans les meilleurs délais à son médecin traitant. Dès la suspicion de la rage, le médecin prendra contact avec les inspecteurs des maladies infectieuses de la région dans laquelle le patient réside. Ceux-ci analyseront la situation et prendront alors contact avec l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) afin de faciliter la disponibilité des immunoglobulines et de déterminer le schéma de vaccination post-exposition. L’IMT est le centre d’expertise national belge pour la rage. Des experts y assurent une permanence téléphonique.

Il est fortement conseillé de procéder à la vaccination dans les 24 heures après une morsure suspecte.

Comment est administré le vaccin ?

Le vaccin contre la rage est un vaccin injectable.

Vaccination préventive

La vaccination préventive contre la rage consiste en l’administration par voie intramusculaire de 3 doses de vaccin sur une période de 3 à 4 semaines (aux jours 0, 7, 21 ou 28). Le vaccin est administré de préférence au niveau du bras, dans le muscle deltoïde.

Vaccination après morsure

Il est fortement conseillé de procéder à la vaccination dans les 24 heures après une morsure suspecte, surtout si une vaccination préventive n’a pas été réalisée.

Chez une personne n’ayant jamais été vaccinée auparavant, cela consiste en l’injection de 4 ou 5 doses de vaccin selon les cas. La réponse immunitaire de la personne est vérifiée par le médecin en faisant une prise de sang. Les doses de vaccin sont administrées sur une période de 1 à 4 semaines.

Chez une personne ayant déjà reçu une vaccination préventive complète ou présentant des anticorps, la vaccination consiste en l’administration d’une dose de vaccin. Deux doses sont nécessaires s’il n’y a pas eu de contrôle d’anticorps. La deuxième dose est alors administrée 3 jours après la première.

Vaccins disponibles

Deux vaccins contre la rage sont disponibles en Belgique :

Pour connaître l’ensemble des contre-indications, référez-vous à la notice des vaccins, disponible sur le site de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (afmps).

Il n’existe pas de contre-indication spécifique à l’administration du vaccin contre la rage.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant, votre pédiatre ou votre pharmacien.

Pour connaître les effets indésirables, référez-vous à la notice des vaccins, disponible sur le site de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (afpms).

Effets indésirables courants communs à tous les vaccins injectables

Le vaccin contre la rage est généralement bien toléré.

On observe parfois des réactions locales à l’endroit de l’injection du vaccin. Il peut s’agir de douleurs, de rougeurs ou d’un durcissement de la peau.

Beaucoup plus rarement, on relève des réactions générales comme de la fièvre et un affaiblissement durant 24 heures.

Des réactions allergiques ont aussi été décrites : le vaccin contient des traces de néomycine.

En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.