Questions fréquentes
Cette foire aux questions (FAQ) a pour but de répondre de manière simple et rapide aux questions fréquemment posées autour de la vaccination. Cette FAQ n’est pas exhaustive.
Pourquoi se faire vacciner ?
La vaccination est une façon de prendre soin de sa santé et de préserver celle des autres. Elle aide à se protéger contre certaines maladies et leurs complications, tout en contribuant à limiter leur circulation.
En se faisant vacciner, chacun contribue aussi à protéger son entourage, notamment les personnes plus vulnérables ou celles qui ne peuvent pas être vaccinées.
Pour plus d’informations, consultez la page : les bénéfices individuels et collectifs de la vaccination.
Certaines maladies sont devenues beaucoup moins fréquentes grâce à la vaccination. Pour autant, les virus et les bactéries qui les causent sont toujours présents et peuvent continuer à circuler, notamment dans certaines régions du monde.
Maintenir une vaccination à jour contribue à limiter la circulation de ces maladies et à préserver la protection de la population. Cela bénéficie aussi aux personnes qui ne peuvent pas être vaccinées ou qui sont moins bien protégées, par exemple en raison de leur âge, de leur état de santé ou d’une vaccination incomplète.
Plus une population est largement vaccinée, moins les maladies peuvent circuler facilement. La vaccination contribue ainsi à créer un environnement plus protecteur pour l’ensemble de la population, y compris pour les personnes qui ne peuvent pas bénéficier directement de certains vaccins ou dont la protection est moins efficace.
La vaccination reste également importante dans un contexte de mobilité internationale. Certaines maladies évitables par la vaccination, devenues rares en Belgique, circulent encore en Europe et dans d’autres régions du monde. Selon la destination et la situation de chacun, la vaccination peut contribuer à se protéger lors d’un voyage et à limiter le risque de transmettre une maladie à son retour.
La vaccination contribue à maintenir une protection collective contre de nombreuses maladies infectieuses. Lorsque la couverture vaccinale diminue, ces maladies peuvent recommencer à circuler davantage et entraîner plus de complications et de décès évitables.
Une vaccination suffisamment élevée permet de limiter la circulation de certaines maladies et de réduire le risque d’épidémies. Lorsque l’accès à la vaccination est insuffisant, que des personnes renoncent à se faire vacciner ou que les programmes de vaccination sont interrompus, notamment en raison de situations de crise ou de conflits, cette protection peut progressivement diminuer.
Maintenir une bonne couverture vaccinale contribue ainsi à préserver les bénéfices de la vaccination, pour chacun et pour l’ensemble de la population.
Prendre soin de sa santé au quotidien contribue à rester en bonne santé. Une alimentation variée, un sommeil de qualité, une activité physique régulière ou encore le fait de ne pas fumer sont autant de façons de prendre soin de soi.
La vaccination est un autre moyen de préserver sa santé. Elle permet de se protéger contre certaines maladies infectieuses auxquelles une bonne hygiène de vie ou de bonnes conditions de vie ne permettent pas d’échapper complètement.
Les progrès en matière de conditions de vie et de santé ont considérablement amélioré la santé des populations. L’accès à l’eau potable, l’assainissement, une alimentation de meilleure qualité, de meilleures conditions de logement et les progrès des soins de santé ont notamment permis de réduire la fréquence et les conséquences de nombreuses maladies.
Ces progrès ne suffisent toutefois pas à eux seuls à empêcher la circulation des maladies infectieuses. Certaines d’entre elles sont très contagieuses et peuvent se transmettre même lorsque les conditions de vie et les habitudes d’hygiène sont bonnes. C’est notamment le cas de la rougeole ou de la coqueluche.
La vaccination vient donc compléter les autres moyens de prendre soin de sa santé et de protéger la collectivité. Maintenir une vaccination à jour contribue à limiter la circulation de certaines maladies et à préserver la protection de chacun.
Se protéger et contribuer à protéger les autres
Se faire vacciner est une façon de prendre soin de sa santé et de contribuer à celle des personnes qui nous entourent.
En se protégeant contre certaines maladies infectieuses, on contribue aussi à limiter leur circulation dans la population. Plus une maladie est largement couverte par la vaccination, moins elle a de possibilités de se transmettre. Cela contribue à une meilleure protection de l’ensemble de la population, notamment des personnes qui ne peuvent pas être vaccinées ou qui sont moins bien protégées.
Cette protection collective est particulièrement importante pour les maladies très contagieuses, comme la rougeole ou la coqueluche.
La vaccination contribue ainsi à créer un environnement plus protecteur pour chacun. Elle peut notamment aider à protéger les personnes qui ne peuvent pas encore être vaccinées, comme les tout-petits, ou pour lesquelles la vaccination est contre-indiquée ou moins efficace en raison de leur situation de santé.
Par exemple, la vaccination contre la coqueluche pendant chacune des grossesses contribue à protéger le nouveau-né dès ses premières semaines de vie. La vaccination des autres personnes qui l’entourent renforce également cette protection en réduisant le risque qu’il soit exposé à la maladie avant de pouvoir lui-même être vacciné.
Avant de recommander un vaccin, des experts évaluent ses bénéfices et ses éventuels risques et effets indésirables. Ils s’appuient sur les données scientifiques disponibles pour déterminer dans quelle mesure la vaccination peut contribuer à protéger la santé des personnes et de la population.
Cette évaluation est appelée la balance bénéfice-risque : on compare les bénéfices attendus de la vaccination aux éventuels risques et effets indésirables qui lui sont associés.
Les recommandations vaccinales reposent sur cette évaluation et sur les connaissances scientifiques disponibles. Elles ne sont pas figées : elles peuvent évoluer lorsque de nouvelles données scientifiques ou de nouvelles informations sur les vaccins et les maladies deviennent disponibles.
La sécurité des vaccins est également surveillée après leur utilisation à grande échelle. En Belgique, en Europe et partout ailleurs dans le monde, des systèmes de surveillance recueillent les signalements d’éventuels effets indésirables et les analysent. Cette surveillance permet de mieux connaître les vaccins au fil du temps et d’adapter, si nécessaire, les recommandations.
La couverture vaccinale correspond à la proportion de personnes vaccinées contre une maladie dans une population donnée.
Maintenir une couverture vaccinale élevée contribue à limiter la circulation de certaines maladies, y compris celles qui sont devenues très rares ou qui ont disparu de Belgique. Lorsque la couverture vaccinale diminue, ces maladies peuvent à nouveau circuler et provoquer des cas ou des épidémies.
Plus d’informations : Quels sont les bénéfices individuels et collectifs de la vaccination ?
La vaccination est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir certaines maladies infectieuses. Elle fait partie des interventions de santé publique qui ont le plus contribué à améliorer la santé des populations, au même titre que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la vaccination permet d’éviter chaque année plusieurs millions de décès dans le monde. En Belgique aussi, elle contribue à éviter de nombreuses infections, hospitalisations, complications et décès.
Aucun vaccin ne protège cependant à 100 %. L’efficacité varie selon le vaccin, la personne vaccinée et la maladie concernée. Pour de nombreux vaccins de l’enfance, la protection est très élevée et atteint souvent 90 à 95 %.
Il peut donc arriver qu’une personne vaccinée contracte malgré tout la maladie. La vaccination réduit toutefois généralement le risque de développer une forme grave de la maladie et ses complications.
Pourquoi un vaccin ne protège-t-il pas tout le monde de la même manière ?
Plusieurs facteurs peuvent influencer la protection apportée par un vaccin.
Le vaccin lui-même
Tous les vaccins n’offrent pas le même niveau de protection. Cela dépend notamment de la maladie concernée et de la manière dont le vaccin stimule le système immunitaire. Par exemple, le vaccin contre la rougeole protège environ 95 % des personnes après deux doses, tandis que certains autres vaccins offrent une protection moins élevée.
L’âge et l’état de santé
La réponse à la vaccination peut varier d’une personne à l’autre. Elle peut notamment être moins importante chez les personnes dont le système immunitaire est moins efficace, par exemple en raison de l’âge ou de certains problèmes de santé. Ainsi, la protection apportée par le vaccin contre la grippe peut être moins élevée chez les personnes âgées que chez les adultes plus jeunes et en bonne santé.
Le respect des conditions de conservation et d’administration
Pour préserver la qualité du vaccin lui-même, il est important de le conserver dans les conditions recommandées, notamment en respectant la chaîne du froid (généralement entre 2 et 8 °C), jusqu’à son administration. Les conditions et le lieu d’administration recommandés doivent également être respectés.
Plus d’informations : Comment se déroule une vaccination ?
La vaccination permet à notre système immunitaire d’apprendre à reconnaître certains microbes et à mieux se défendre contre eux. Le vaccin stimule les défenses de l’organisme et l’aide à développer une protection spécifique. Si la personne rencontre ensuite le virus ou la bactérie concerné, son système immunitaire peut réagir plus rapidement et plus efficacement.
La vaccination permet ainsi de développer une protection sans avoir à subir les conséquences de la maladie.
Entre 5 mois et 2 ans, le système immunitaire des enfants continue notamment à se développer au contact des microbes présents dans leur environnement. Au quotidien, ils sont exposés à de nombreux virus et bactéries, ce qui permet à leur organisme d’apprendre progressivement à se défendre.
Cette protection naturelle se construit tout au long de la vie, mais certaines infections peuvent entraîner des complications importantes avant même que l’organisme ait eu l’occasion de développer cette protection. Des maladies parfois considérées à tort comme de simples « maladies d’enfance » peuvent ainsi avoir des conséquences graves, voire laisser des séquelles durables.
Les oreillons, par exemple, peuvent provoquer une inflammation douloureuse des glandes salivaires et, plus rarement, des complications touchant le système nerveux. La rougeole peut également entraîner des complications graves : une inflammation du cerveau survient notamment chez environ 1 enfant sur 1 000 et peut, dans certains cas, provoquer des séquelles neurologiques importantes ou être mortelle, y compris chez des enfants qui étaient auparavant en bonne santé.
La vaccination permet de préparer le système immunitaire à reconnaître et à combattre certains de ces microbes, sans devoir prendre le risque de développer la maladie et ses complications. Elle vient ainsi compléter les défenses que l’organisme construit naturellement au fil du temps, sans empêcher le système immunitaire de continuer à se développer et à réagir aux autres microbes et éléments auxquels il est exposé.
La protection apportée par certains vaccins se prolonge également à l’âge adulte. Elle peut ainsi contribuer à éviter certaines maladies qui peuvent être plus sévères ou entraîner davantage de complications lorsqu’elles surviennent à l’âge adulte.
Les relations sexuelles non protégées sont aujourd’hui le principal mode de transmission du virus de l’hépatite B. On peut dès lors se demander pourquoi la vaccination contre cette maladie est recommandée dès l’âge de 2 mois.
Le virus de l’hépatite B peut pourtant aussi se transmettre lors de contacts avec du sang contaminé, par exemple en cas de morsure, d’égratignure ou de petite plaie. La salive peut également transmettre le virus lorsqu’elle contient du sang. Ces situations peuvent survenir dans la vie quotidienne, même si elles sont moins connues.
L’âge auquel on est infecté joue un rôle important dans l’évolution de la maladie. Une infection par le virus de l’hépatite B peut devenir chronique et entraîner, parfois plusieurs années plus tard, des complications telles qu’une cirrhose ou un cancer du foie. Plus l’infection survient tôt dans la vie, plus le risque qu’elle devienne chronique est élevé.
Lorsqu’un bébé est infecté au cours de sa première année de vie, le risque que l’infection devienne chronique est supérieur à 80 %. Il diminue ensuite avec l’âge, mais reste encore important durant les premières années de vie, avec un risque estimé entre 30 et 50 % chez les jeunes enfants.
Vacciner dès le plus jeune âge permet donc de protéger l’enfant au moment où une infection par le virus de l’hépatite B est particulièrement susceptible de s’installer durablement. À cet âge, le vaccin offre par ailleurs une très bonne protection contre l’infection. Aucun rappel du vaccin ne sera nécessaire plus tard dans la vie.
Plus d’informations : Hépatite B
Mieux comprendre la vaccination
Un vaccin apprend à notre système immunitaire à reconnaître un microbe, comme un virus ou une bactérie, et à mieux se défendre contre lui.
Pour cela, le vaccin contient une forme inoffensive du microbe, ou seulement certains de ses éléments. Il ne provoque pas la maladie contre laquelle il protège. En revanche, il permet au système immunitaire de réagir et de fabriquer des anticorps capables de reconnaître ce microbe.
Cette première rencontre permet au système immunitaire de « mémoriser » le microbe. Il sera ainsi mieux préparé à le reconnaître et à se défendre s’il le rencontre à nouveau.
Si, plus tard, la personne vaccinée est exposée au véritable microbe, ses défenses immunitaires peuvent alors réagir plus rapidement et plus efficacement. Elles peuvent ainsi empêcher l’infection de s’installer ou réduire le risque que la maladie se développe et entraîne des complications.
La vaccination prépare donc l’organisme à se défendre, avant même qu’il ne soit confronté à la maladie.
Un vaccin est un médicament, mais il a une particularité importante : il est principalement utilisé pour prévenir une maladie, alors que la plupart des médicaments sont utilisés pour la traiter ou soulager ses symptômes.
Comme tous les médicaments, les vaccins sont soumis à des règles strictes de qualité, de sécurité et d’efficacité, avant et après leur mise sur le marché. Ces exigences sont particulièrement importantes puisque les vaccins sont généralement administrés à des personnes en bonne santé, dans le but de les protéger avant qu’elles ne soient exposées à une maladie.
Plus d’informations : www.afmps.be ou www.cbip.be
- Les vaccins vivants atténués
Ils renferment une forme vivante mais atténuée du microbe. Il a été affaibli pour diminuer sa capacité à rendre malade mais juste assez pour que le vaccin soit efficace.
- Les vaccins inactivés (ou « tués »)
Ils renferment une forme inactivée du microbe. Il a été « tué », généralement par l’emploi d’un produit chimique.
- Les vaccins en sous-unités
Ils renferment des morceaux du microbe.
- Les vaccins conjugués
Ils contiennent un morceau du microbe associé à une protéine pour permettre une meilleure réponse immunitaire chez l’enfant, même très jeune.
Certains vaccins permettent de se protéger contre plusieurs maladies avec une seule injection (une piqûre). On parle alors de vaccin combiné. Il contient, dans une même préparation, les éléments nécessaires pour entraîner les défenses immunitaires contre plusieurs maladies.
Cette combinaison permet de réduire le nombre d’injections et donc de rendre la vaccination plus simple et plus confortable. Elle peut aussi éviter de devoir multiplier les rendez-vous chez un professionnel de santé ou dans un centre de vaccination.
Il est également possible de recevoir plusieurs vaccins au cours d’une même consultation. Lorsqu’ils sont administrés avec des injections différentes, à des endroits différents du corps, on parle de co-administration.
Vaccin combiné et co-administration permettent ainsi de protéger contre plusieurs maladies tout en simplifiant, autant que possible, le parcours de vaccination.
Les vaccins contiennent un ou plusieurs éléments qui permettent à notre système immunitaire d’apprendre à reconnaître un virus, une bactérie ou une toxine et à mieux se défendre contre lui.
Selon le vaccin, il peut s’agir :
- d’un virus ou d’une bactérie inactivé(e) ou affaibli(e), qui ne peut pas provoquer la maladie ;
- d’une partie du microbe, qui suffit à entraîner une réponse immunitaire ;
- d’une toxine rendue inoffensive, appelée anatoxine ;
- ou encore d’une information qui permet à nos cellules de fabriquer temporairement une partie du microbe. Le système immunitaire peut alors la reconnaître et apprendre à se défendre.
Un vaccin contient également généralement de l’eau stérile ou une solution saline.
Selon le vaccin, d’autres substances peuvent être présentes en très petites quantités. Elles ont un rôle précis et sont strictement encadrées :
- Des stabilisants (ex. sucrose, gélatine, lactose-sorbitol, aminoacides ou sels d’aminoacides): ils contribuent à maintenir la qualité et l’efficacité du vaccin pendant sa conservation.
- Des adjuvants : ils renforcent la réponse du système immunitaire au vaccin. Certains vaccins utilisent notamment des sels d’aluminium à cette fin.
- Des antibiotiques ou autres substances utilisées lors de la fabrication (ex. néomycine, polymyxine ou streptomycine): certaines peuvent rester dans le vaccin à l’état de traces et contribuent notamment à prévenir une contamination bactérienne lors de sa production.
Tous les composants d’un vaccin sont contrôlés et leur présence ainsi que leur quantité sont réglementées. La composition exacte varie selon le vaccin.
Si vous souhaitez connaître les composantes d’un vaccin, consultez le site de l’afmps.
Plus d’informations : La vaccination, c’est quoi ?
Un adjuvant est une substance ajoutée à un vaccin pour améliorer la réponse du système immunitaire face au microbe contre lequel protège le vaccin.
L’ajout d’adjuvant est indispensable dans la majorité des vaccins « tués » si l’on veut déclencher une réponse immunitaire entraînant une bonne protection.
L’emploi d’adjuvants dans les vaccins permet, par ailleurs, de réduire le nombre d’injections nécessaires.
Il existe différents types d’adjuvants, comme le phosphate de calcium, l’aluminium, l’émulsion huile-dans-eau, les liposomes… Les doses d’adjuvants présentes dans les vaccins sont très réglementées et les contrôles sont nombreux.
Certains vaccins contiennent une petite quantité de sels d’aluminium, utilisés comme adjuvants. Leur rôle est de renforcer la réponse du système immunitaire et de permettre au vaccin d’offrir une protection efficace. Tous les vaccins n’en contiennent pas.
Les adjuvants peuvent être constitués de différentes substances. Les sels d’aluminium sont utilisés dans certains vaccins depuis près d’un siècle et font partie des adjuvants les plus étudiés. Leur utilisation et leur quantité sont strictement encadrées.
L’aluminium est par ailleurs un élément naturellement présent dans notre environnement et auquel nous sommes exposés quotidiennement, notamment par l’alimentation et l’eau.
La quantité d’aluminium contenue dans les vaccins est très faible et précisément contrôlée. À titre de comparaison, au cours des six premiers mois de vie, la quantité totale d’aluminium à laquelle un bébé est exposé par les vaccins recommandés en Fédération Wallonie-Bruxelles est estimée à environ 2,8 mg. À la même période, l’exposition provenant de l’alimentation peut être plus importante : elle est estimée à environ 7 mg avec un allaitement maternel exclusif et près de 40 mg avec une alimentation exclusivement à base de lait infantile.
Ces chiffres ne signifient toutefois pas que l’aluminium ingéré et l’aluminium reçu par injection sont traités exactement de la même manière par l’organisme. La voie d’exposition et la manière dont l’aluminium est absorbé et éliminé sont différentes. C’est pourquoi la sécurité des quantités utilisées dans les vaccins fait l’objet d’évaluations spécifiques.
L’aluminium est donc ajouté à certains vaccins pour une raison précise : aider le système immunitaire à développer une réponse suffisamment forte et durable pour assurer une bonne protection.
Plus d’informations : La vaccination, c’est quoi ?
Avant d’être mis sur le marché, un vaccin est testé en laboratoire et via des modèles informatiques. Il sera ensuite testé sur des animaux dont le système immunitaire est proche de celui des humains, afin de déterminer que le vaccin n’a pas d’effet indésirables graves. S’en suivent des tests cliniques en trois phases sur des humains (adultes d’abord et enfants après). Les chercheurs vérifient des aspects comme le pouvoir immunogène du vaccin en fonction des doses administrées, le schéma de vaccination à observer, la tolérance des personnes vaccinées avec la formulation finale, les éventuels effets indésirables ou encore l’interaction avec d’autres vaccins.
Une fois toutes ces étapes passées et les autorisations obtenues de la part des autorités scientifiques et économiques, le vaccin est mis sur le marché. En moyenne, l’ensemble du processus prend 7 ans.
Après la mise sur le marché, une 4ème phase de pharmacovigilance est mise en place de manière permanente. Il y a trois niveaux de surveillance, un niveau belge (AFMPS), un niveau européen (EMA) et un niveau mondial (OMS).
Les phases des tests cliniques sont :
Phase 1 : constituée de 20 à 100 volontaires, elle vise à déterminer que le vaccin est sûr et efficace et qu’il n’y a pas d’effets indésirables importants.
Phase 2 : plusieurs centaines de volontaires testent le vaccin afin de déterminer l’existence d’effets indésirables à court terme, faire le lien entre dose nécessaire et effet indésirable et établir la réponse immunitaire.
Phase 3 : des centaines ou des milliers de volontaires sont testés pour comparer des groupes vaccinés aux groupes non vaccinés. Ces tests finalisent la détermination de l’efficacité et la sûreté des vaccins, ainsi que les effets secondaires les plus communs.
Plus d’informations : Comment un vaccin est-il mis sur le marché ?
L’allaitement participe à la protection du bébé contre les infections parce que le lait maternel renferme des protéines qui stimulent son système immunitaire. C’est précieux pour le bébé mais cela ne suffit pas à le protéger complètement ni suffisamment longtemps.
L’allaitement n’est pas un substitut de la vaccination du bébé. Allaitement et vaccins sont complémentaires. Il n’est pas nécessaire d’arrêter l’allaitement maternel à cause de la vaccination de l’enfant ou de la mère (sauf des précautions à prendre en cas de vaccination contre la fièvre jaune). Il n’est pas nécessaire non plus de retarder la vaccination de l’enfant parce qu’il est allaité.
La vaccination est une façon de prendre soin de sa santé et de préserver celle des autres. Elle aide à se protéger contre certaines maladies et leurs complications, tout en contribuant à limiter leur circulation.
En se faisant vacciner, chacun contribue aussi à protéger son entourage, notamment les personnes plus vulnérables ou celles qui ne peuvent pas être vaccinées.
Pour plus d’informations, consultez la page : les bénéfices individuels et collectifs de la vaccination.
La vaccination en pratique
Pendant la grossesse, surtout au troisième trimestre, le bébé reçoit des anticorps de sa mère. La même protection se transmet également pendant l’allaitement. Toutefois, l’immunité transmise par la mère concerne uniquement les infections vis-à-vis desquelles la maman a fabriqué des anticorps. De plus, la protection diminue rapidement au fil du temps.
La vaccination de l’enfant à partir de 2 mois (8 semaines) permet de le protéger contre des maladies potentiellement graves quand il est très vulnérable.
Plus tard, l’organisme de l’enfant va progressivement construire d’autres défenses immunitaires, au contact des différents microbes qu’il croisera en grandissant.
Il existe des vaccins co-administrés et combinés. On utilise beaucoup ces vaccins combinés chez les jeunes enfants.
Des études scientifiques ont montré que l’administration de plusieurs vaccins en même temps n’est pas dangereuse pour le système immunitaire. Très efficace, celui-ci peut en effet gérer des millions de micro-organismes en même temps. Les bébés ont une capacité énorme à répondre à plusieurs vaccins ainsi qu’à d’autres stimulations (bactéries, virus…) présentes dans l’environnement. Dès la naissance, les bébés sont exposés naturellement à des milliers de milliards de bactéries.
De plus, les médecins n’administrent pas n’importe quels vaccins ensemble. Il n’y a pas d’improvisation : toute nouvelle combinaison fait l’objet d’études scientifiques avant d’être autorisée.
Les experts vérifient notamment que les préparations vaccinales sont compatibles, qu’administrer les vaccins au même moment ne réduit pas l’efficacité de chacun ni n’augmente les risques d’effets indésirables.
La vaccination est généralement réalisée par un médecin : un pédiatre, un médecin généraliste, une sage-femme, l’équipe d’une consultation ONE jusqu’à 6 ans inclus, l’équipe de Promotion de la Santé à l’Ecole, ainsi que les infirmiers s’il y a eu prescription médicale.
La vaccination peut se faire en cabinet privé ou en maison médicale, dans les consultations ONE ou lors des bilans de santé par les services de Promotion de la Santé à l’Ecole.
Les plannings familiaux, les centres de médecine du travail et différents services des hôpitaux (pédiatrie, gynécologie/obstétrique, cliniques du voyage…) assurent également certaines vaccinations.
Pour les vaccins peu courants, par exemple celui contre la fièvre jaune, seuls des centres de vaccination agréés peuvent effectuer l’injection.
Plus d’informations : Par qui et où se faire vacciner ?
Pour prendre une bonne décision liée à la vaccination, vous pouvez interroger l’ensemble des professionnels de santé qui vous entourent (médecin traitant, infirmiers, pharmaciens…).
Votre médecin traitant est généralement celui qui possède la vision la plus complète et la plus actuelle de votre état de santé.
Vous pouvez également obtenir des informations auprès d’une consultation ONE et du Service de Promotion de la Santé à l’Ecole de l’établissement fréquenté par votre enfant.
Est-ce une bonne idée de se documenter via Internet ?
Les informations qui circulent sur le web sont d’accès facile, mais ne sont pas toujours fiables et peuvent apporter aussi de la désinformation. Vérifiez que le site source indique clairement sa mission, fournit de l’information actualisée et qui s’appuie sur des données scientifiques émanant d’organismes reconnus.
Par exemple, l’Organisation mondiale de la Santé a créé le label Vaccinesafetynet qui identifie des sites présentant des informations fiables, rigoureuses et scientifiques au sujet de la vaccination, et ce, en plusieurs langues.
Les explications trouvées sur le web ne remplacent pas l’information donnée de vive voix par un professionnel de la santé.
L’information qui nous est proposée sur Internet est de plus en plus personnalisée, elle dépend de nos recherches et de nos préférences (des algorithmes influencent les contenus que nous recevons). Le fait de voir resurgir régulièrement le même type d’informations peut nous donner l’impression d’être expert en la matière. Cependant, lorsque l’on recherche des faits scientifiques, mieux vaut rester attentif et comparer différentes sources, plutôt que de se contenter des informations qui nous arrivent automatiquement.
Avant de procéder à la vaccination, le professionnel de santé discute avec vous d’un certain nombre de points (votre état de santé, les traitements en cours, vos allergies, les réactions qui sont éventuellement manifestées lors d’une vaccination précédente…).
Une bonne partie des vaccins recommandés sont des vaccins injectables. Ils sont contenus dans des seringues préremplies, prêtes à l’emploi.
Le vaccinateur vous installe sur une chaise, un fauteuil, une table d’examen… en vous recommandant de vous décontracter. Après avoir désinfecté l’endroit où la piqûre sera faite, il administre le vaccin par voie intramusculaire ou par voie sous-cutanée. Chez les adultes, la piqûre est généralement faite dans l’épaule ; chez les nourrissons qui ne marchent pas encore, dans la cuisse.
Le professionnel inscrit la vaccination dans votre dossier et sur votre carte vaccinale (ou dans le carnet de vaccination de l’enfant) en précisant la date, le nom du vaccin et le numéro de lot.
Il vous demande de patienter quelque temps, pour vérifier qu’aucune gêne particulière n’apparaît et qu’une allergie à l’un des composants du vaccin ne se déclenche pas.
Il est possible de réaliser plusieurs injections de vaccins lors d’une même consultation.
Plus d’informations : Comment se déroule une vaccination ?
Oui, il peut se faire vacciner.
Reporter une vaccination, c’est reporter la protection qu’offre le vaccin contre la maladie. Il est donc déconseillé de la retarder, sauf contre-indication sérieuse.
Il est uniquement déconseillé de procéder à certaines vaccinations si l’enfant est fortement souffrant et notamment s’il présente une forte fièvre (température au-delà de 38,5°C). Dans ce cas, il est préférable de reporter de quelques jours l’administration du vaccin.
En pareilles circonstances, le mieux est de s’adresser au médecin traitant qui suit votre enfant. En effet, le médecin pourra déterminer s’il y a lieu de reporter ou non la vaccination.
La quasi-totalité des allergies ne sont pas des contre-indications à la vaccination.
En pratique, celle qui pose souvent question est l’allergie aux œufs. En effet, certains vaccins, préparés à partir de virus cultivés sur des œufs, peuvent contenir de petites quantités de protéines d’œuf. Dans ce cas, le risque d’une réaction allergique dépend de la quantité de protéine d’œuf dans le vaccin et de la sévérité de l’allergie.
La plupart des vaccins contre la grippe en contiennent seulement des traces (>1 microgramme par dose) et peuvent être utilisés en toute sécurité chez la plupart des personnes allergiques. Il n’y a donc plus de contre-indications formelles à la vaccination contre la grippe pour les personnes présentant une allergie aux œufs.
Les personnes ayant déjà présenté une allergie sévère à l’œuf (ou à des aliments contenant des œufs) – par exemple un œdème de Quincke, une détresse respiratoire… – devraient se faire vacciner de préférence dans un milieu hospitalier où une allergie sévère peut être prise en charge plus facilement. Les personnes ayant seulement présenté des rougeurs de la peau et des démangeaisons, telles que de l’urticaire, peuvent se faire vacciner sans problème.
La seule contre-indication à la vaccination contre la grippe est une réaction sévère lors d’une vaccination précédente contre cette maladie. Les personnes qui ont eu une réaction allergique sévère au vaccin de la grippe ne peuvent donc pas se faire vacciner à nouveau.
Les vaccins contre la fièvre jaune et les vaccins contre la rage contiennent une quantité plus élevée de protéines d’œufs, la décision de vacciner doit résulter d’une discussion avec le professionnel de santé vaccinateur. Elle dépendra de l’ampleur des réactions allergiques et de la nécessité de la vaccination.
Les vaccins contre le RRO (rougeole-rubéole-oreillons) et le RROV (rougeole-rubéole-oreillons-varicelle) ne sont pas préparés à partir de virus cultivés sur des œufs. Leur processus de production se fait à partir d’embryon de poussin, la quantité de protéine d’œuf y est dès lors négligeable. Il est prouvé que ce vaccin peut être administré sans problème à des enfants allergiques à l’œuf, même chez les enfants ayant eu des réactions anaphylactiques aux œufs. Si vous êtes inquiets, il est possible de réaliser la vaccination en milieu hospitalier.
Plus d’informations : Que trouve-t-on dans un vaccin ?
La seule vaccination légalement obligatoire en Belgique est la vaccination contre la poliomyélite.
Plusieurs vaccinations sont toutefois exigées pour qu’un enfant puisse fréquenter un milieu d’accueil agréé par l’Office de la Naissance et de l’Enfance (crèche, accueillant(e), pré-gardiennat, maison d’enfants…). Non seulement ces vaccins protègent votre enfant de manière individuelle, mais ils sont obligatoires dans un but de protection de la santé des enfants sur le plan de la collectivité. De plus, la vaccination généralisée permet de protéger les nourrissons qui ne sont pas encore en âge d’être vaccinés.
Dans ces collectivités :
- les vaccins exigés sont ceux contre la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche, les infections à Haemophilus influenzae de type b, la rougeole, la rubéole et les oreillons.
- les vaccins fortement conseillés sont ceux contre le pneumocoque, la méningite à méningocoques C et l’hépatite B.
Même si l’enfant ne fréquente pas un milieu d’accueil, toutes ces vaccinations sont également fortement recommandées sur base des avis du Conseil Supérieur de la Santé. Le Programme de vaccination de la Fédération Wallonie-Bruxelles préconise de suivre un calendrier de vaccination déterminé et offre gratuitement les vaccins recommandés.
Plus d’informations : Milieux d’accueil et petite enfance
Les risques et effets indésirables de la vaccination
Non, la vaccination n’engendre pas les mêmes conséquences que la maladie. Dans un vaccin, la capacité qu’a le microbe, ou la toxine, de rendre malade a été diminuée ou supprimée. En revanche, sa capacité à stimuler les défenses immunitaires a été préservée. Autrement dit : on lui enlève le pouvoir d’occasionner la maladie mais pas celui de pousser nos défenses immunitaires à réagir en produisant des anticorps.
Certaines vaccinations peuvent, dans de rares cas, engendrer des effets indésirables qui, parfois, ressemblent aux effets de la maladie, mais atténués. Par exemple, pour la vaccination contre le RRO, une fièvre et/ou une rougeur de la peau, du visage et du cou peuvent occasionnellement se manifester 6 à 12 jours plus tard, chez 1 à 3 personnes sur 20. Cela ne dure que 2 ou 3 jours. Les enfants présentant ces symptômes après la vaccination ne sont pas contagieux, car le virus vaccinal n’est pas transmissible.
Voir aussi : La vaccination, c’est quoi ?
Comme tous les médicaments, les vaccins peuvent avoir des effets indésirables (ce terme est utilisé dorénavant à la place du terme « effets secondaires »), c’est-à-dire une réaction du corps non souhaitée après leur utilisation.
La plupart des réactions indésirables liées aux vaccins sont mineures et passagères.
Les effets indésirables les plus fréquents sont une légère fièvre, une douleur, une rougeur ou un gonflement à l’endroit où la piqûre du vaccin a été réalisée.
Les effets indésirables graves sont très rares. On entend par effets graves ceux qui provoquent une hospitalisation, une incapacité importante ou qui mettent la vie de la personne vaccinée en danger. Elles font l’objet de recherches approfondies quand elles se produisent.
Le choc anaphylactique est une réaction allergique sévère et très rare. La majorité de ces chocs sont liés à l’alimentation, à des médicaments et à des piqûres d’insectes. Le choc anaphylactique peut arriver 1 fois sur 1 million de vaccinations et doit être traité immédiatement. Il se produit habituellement dans les 15-20 minutes qui suivent l’injection. Avec une bonne prise en charge, il se résout sans séquelles.
Il ne faut pas confondre le choc anaphylactique avec un simple évanouissement lié à une chute de tension causée par la peur de l’injection et qui n’a pas de lien avec le vaccin. Dans ce cas, il faut asseoir ou coucher la personne pendant environ 15 minutes, car le risque le plus important dans ce cas est de tomber et de se faire mal.
Dans les notices des vaccins, tous les effets indésirables qui ont été observés suite à une vaccination doivent être décrits par ordre de fréquence, mais cela ne veut pas dire qu’il y a une relation causale entre le vaccin et l’effet indésirable. En effet, il n’a pas été prouvé si la vaccination a causé l’effet indésirable ou s’il s’agit seulement d’une association temporelle.
Oui. Pour des raisons médicales, il est parfois justifié de ne pas administrer un vaccin ou de reporter son administration à plus tard.
Ainsi, il vaut mieux reporter la vaccination en cas de maladie modérée ou sévère ou en cas de fièvre de plus de 38,5°C.
De plus, certaines personnes ne peuvent pas être vaccinées pour des raisons liées à leur état de santé (maladie grave, défenses immunitaires affaiblies…). On parle de « contre-indications » à la vaccination.
Ces contre-indications varient d’un vaccin à l’autre et peuvent être temporaires.
Avoir fait une réaction allergique sévère (choc anaphylactique) à une dose précédente du vaccin est une contre-indication formelle à une nouvelle vaccination.
Comme tous les médicaments, les vaccins peuvent provoquer des effets indésirables (ce terme est utilisé dorénavant à la place du terme « effets secondaires »).
La plupart des réactions indésirables que l’on observe après l’administration d’un vaccin sont mineures et passagères.
Dans le cas des vaccins injectables, les effets indésirables les plus courants sont, pour plus d’une personne sur 10 vaccinées, une douleur, un gonflement ou une rougeur à l’endroit où la piqûre a été réalisée. On peut aussi observer une légère fièvre, avec des douleurs musculaires ou articulaires, chez moins d’une personne sur 10 vaccinées.
Les effets indésirables graves sont très rares. Les réactions allergiques, par exemple, surviennent dans 1 cas sur 1 million de vaccinations.
Les effets indésirables graves qui entraînent une hospitalisation, une incapacité importante voire un danger vital pour la personne vaccinée sont très rares.
Des réactions allergiques sévères peuvent survenir très exceptionnellement après une vaccination (1 cas sur 1 million de vaccinations). On parle de « choc anaphylactique », il arrive habituellement dans les 15-20 minutes qui suivent l’injection du vaccin. Un traitement approprié doit alors être administré.
L’apparition d’un des symptômes décrits ci-dessous nécessite d’immédiatement contacter un médecin ou un service d’urgences :
- une éruption cutanée (rougeurs) pouvant s’accompagner de démangeaisons (urticaire) ou de bulles ;
- un gonflement des yeux et du visage ;
- une difficulté à respirer ou à avaler ;
- une chute soudaine de la tension artérielle et une perte de connaissance.
La plupart des réactions après l’injection d’un vaccin sont mineures et passagères.
Les effets indésirables les plus courants sont, dans le cas des vaccins injectables, une douleur, un gonflement ou une rougeur à l’endroit où la piqûre a été réalisée (moins d’1 personne sur 10 vaccinées). On peut aussi observer une légère fièvre, avec des douleurs musculaires ou articulaires (moins d’1 personne sur 10 vaccinées). Ces réactions se produisent habituellement dans les 24 à 48 heures après la vaccination et peuvent persister 1 à 2 jours. Le vaccin contre la rougeole peut provoquer une éruption de la peau 6 à 12 jours après la vaccination et durer 1 à 2 jours.
Les effets indésirables graves sont très rares. Par exemple, les réactions allergiques sévères surviennent dans 1 cas sur 1 million de doses administrées.
Plus d’informations : Comment se déroule une vaccination ?
Le vaccin contre le tétanos donne régulièrement des réactions locales à l’endroit où le vaccin a été injecté. Plus d’une personne sur deux ressent une gêne à l’endroit de la piqûre et une personne sur trois présente un léger gonflement ou une rougeur.
Ces réactions, qui apparaissent dans les heures qui suivent l’administration du vaccin, sont généralement modérées. Toutefois, il arrive qu’elles soient plus prononcées : le gonflement est important, on constate une zone dure, chaude, rouge, douloureuse. Ceci se produit plus souvent lorsque les rappels de vaccin antitétanique sont fort rapprochés. Il faut attendre 10 ans entre deux rappels, sauf si une situation particulière le nécessite.
Des effets indésirables généraux, comme de la fièvre, des maux de tête ou des courbatures, sont peu fréquents.
Les vraies réactions allergiques graves, qui réclament un traitement médical immédiat, sont extrêmement rares. Elles surviennent dans les 15 à 20 minutes qui suivent l’injection. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de rester sur place pendant ces quelques minutes.
Non, ce vaccin ne cause pas l’autisme.
RRO désigne le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. Il est administré aux jeunes enfants dès l’âge de 12 mois.
Des affirmations ont circulé sur un possible lien entre cette vaccination et l’autisme (un trouble du développement neurologique avec des difficultés de communication et d’interaction avec les autres). Toutefois, elles ont été démenties, après l’analyse d’études scientifiques effectuées dans le monde entier, par l’Organisation mondiale de la Santé.
D’où venaient ces affirmations ? A la fin des années 90, une étude publiée dans The Lancet (une célèbre revue médicale) a évoqué une relation RRO-autisme. Il est apparu, toutefois, que cette étude constituait une véritable escroquerie scientifique. Dix ans plus tard, d’ailleurs, l’article a été retiré de la revue. Mais dans l’intervalle, le doute s’était propagé dans les esprits, tant du public que des professionnels. On a alors observé une baisse des taux de vaccination RRO chez les bébés. Une baisse dommageable, puisque les infections visées ne sont pas anodines. Le virus de la rougeole, par exemple, attaque le cerveau dans 1 cas sur 1.000. Il peut provoquer des troubles neurologiques graves, voire mortels.
Des épidémies de rougeoles refont surface ces dernières années, notamment en Europe et en Belgique en raison de personnes pas, ou pas suffisamment, vaccinées.
Un facteur de proximité dans le temps entretient toujours les craintes, à tort. Le vaccin RRO est administré entre 12 et 13 mois. Et c’est justement peu après, dans la 2ème année de vie de l’enfant, qu’en général l’autisme est diagnostiqué. Si des troubles du comportement apparaissent chez l’enfant après une vaccination RRO, il s’agit d’une simple coïncidence. Les causes exactes de l’autisme ne sont pas encore toutes identifiées mais ce sont les facteurs génétiques qui semblent jouer un rôle essentiel dans sa survenue.
Non, il n’y a pas de lien entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.
La sclérose en plaques est une maladie qui touche le système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Evoluant lentement, par poussées successives, elle provoque notamment une paralysie des membres inférieurs. On ne connaît pas les causes exactes de la maladie.
Régulièrement, dans les médias, ressurgit une controverse sur un possible lien entre la vaccination contre l’hépatite B et l’apparition de la sclérose en plaques. De nombreuses études réalisées sur le sujet n’ont jamais fait apparaître de lien de causalité entre l’apparition de la sclérose en plaques et la vaccination contre l’hépatite B. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, rien dans les données cliniques, épidémiologiques et expérimentales disponibles actuellement n’apporte de preuve de l’existence d’un lien de cause à effet entre les deux.
Dès 1999, la Belgique a mis en œuvre une vaccination systématique des nourrissons et des pré-adolescents (11-12 ans) contre l’hépatite B. S’en prémunir est important : l’hépatite B est une maladie grave du fait qu’elle peut devenir chronique et provoquer, après plusieurs années, une cirrhose ou un cancer du foie. Ce risque est d’autant plus élevé que l’infection survient tôt dans la vie. La vaccination à l’âge recommandé constitue la meilleure approche pour contrôler, éliminer et éradiquer l’hépatite B dans notre pays.
Si, après une vaccination, l’un des symptômes décrits ci-dessous apparaît, il faut immédiatement contacter un médecin ou un service d’urgences :
- une éruption cutanée pouvant s’accompagner de démangeaisons ou de bulles ;
- un gonflement des yeux et du visage ;
- une difficulté à respirer ou à avaler ;
- une perte de connaissance.
Ces réactions sévères d’hypersensibilité ne surviennent que très exceptionnellement. D’autres effets, moins dangereux et passagers, sont plus fréquents (par exemple, une rougeur, une douleur ou un gonflement à l’endroit où le vaccin a été administré ou un peu de fièvre et des douleurs musculaires).
Plus d’informations : Comment se déroule une vaccination ?
Une vaccination peut être légèrement douloureuse au moment de la pénétration de l’aiguille et de l’injection du produit. Toutefois, cela ne dure que quelques secondes.
Il n’est pas utile de prendre un anti-douleur (comme du paracétamol) avant de se présenter chez le vaccinateur. Pour les personnes qui redoutent la douleur de la piqûre, il existe en pharmacie, sur prescription médicale, des crèmes anesthésiantes à appliquer au préalable sur la zone de peau concernée.
Il importe surtout de ne pas se crisper et de respirer profondément au moment de l’injection. La légère sensation de douleur à cause de l’aiguille peut se voir augmentée à cause de la peur. Pour les enfants, il est important que les parents et les professionnels soient rassurants. Les professionnels de santé peuvent aider à gérer cette situation.
Après la vaccination, on peut ressentir différentes manifestations, la plupart du temps modérées et passagères (douleur, gonflement local…). Ce n’est pas automatique. Cela dépend des personnes et du type de vaccin.
Si un effet que vous pensez lié à la vaccination vous inquiète, contactez le vaccinateur pour lui demander conseil.
Plus d’informations : Comment se déroule une vaccination ?
Actuellement, aucune étude scientifique ne permet d’attribuer des effets aux traitements homéopathiques.
Certaines substances homéopathiques s’appellent « vaccins » ou « antivaccins ». Il n’y a aucun mécanisme plausible, ni aucune étude scientifique, qui prouve que ces dilutions pourraient prévenir une maladie à prévention vaccinale. Aucune étude n’existe pour prouver une efficacité sur les effets indésirables liés à un vaccin, au-delà d’un effet placebo.
Plus d’informations : Comment se déroule une vaccination ?
Non, il n’existe aucune preuve que les vaccins contre le COVID-19 augmentent le risque de cancer ou accélèrent la croissance de cancers existants.
Des rumeurs circulent régulièrement sur les réseaux sociaux selon lesquelles la vaccination contre le coronavirus a entraîné une augmentation du nombre de cancers, des cancers plus agressifs et des cancers à un plus jeune âge. Une étude sud-coréenne publiée en 2025 a observé un nombre plus élevé de certains cancers chez des personnes vaccinées. Toutefois, elle n’a pas démontré de lien de cause à effet.
En fait, l’étude ne porte que sur des cancers pour lesquels il existe des programmes de dépistage en Corée du Sud. Or, les personnes qui participent au dépistage sont généralement aussi plus enclines à se faire vacciner, ce qui peut expliquer ces résultats.
Par ailleurs, le développement d’un cancer prend généralement plusieurs années. Il est donc scientifiquement improbable qu’un vaccin puisse provoquer l’apparition d’un cancer en l’espace d’un an. De plus, les vaccins à ARN messager ne peuvent pas modifier l’ADN humain : ils n’entrent pas dans le noyau des cellules et ne peuvent pas altérer le matériel génétique.
À ce jour, aucune donnée scientifique solide ne permet d’établir un lien entre la vaccination contre le COVID-19 et une augmentation du risque de cancer.
Les vaccins sont-ils sûrs ?
A ce jour, les sels d’aluminium (phosphate et surtout hydroxyde d’aluminium) constituent l’adjuvant le plus utilisé dans le monde. Ils entrent dans la composition de nombreux vaccins courants et, pour certains, depuis près d’un siècle. Leur emploi répond à une règlementation stricte : les doses permises sont définies et les contrôles sont nombreux. Les quantités utilises dans les vaccins sont extrêmement faibles (moins d’1 mg par dose). Lorsque l’on prend en compte la vaccination pendant les 6 premiers mois de vie, suivant le schéma recommandé en Fédération Wallonie-Bruxelles, on arrive à plus ou moins 2,8 mg d’aluminium absorbé. En comparaison l’allaitement maternel pendant 6 mois amène plus ou moins 7 mg et le lait en poudre pendant 6 mois amène près de 40 mg. Le fait que l’aluminium arrive via injection dans le corps du bébé ne change rien par rapport au fait qu’il est digéré lors de son alimentation. L’estomac du bébé, non encore mature, est en effet poreux.
Ces quinze dernières années, il y a eu des controverses régulières à propos des effets indésirables supposés des sels d’aluminium.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est penchée sur la question. A la lueur des données disponibles à ce jour à l’échelle internationale, elle a décidé que l’on pouvait continuer à employer des vaccins contenant des sels d’aluminium.
L’OMS estime en effet que les principales réactions connues et imputables à l’aluminium des vaccins sont des réactions inflammatoires locales (à l’endroit où la piqûre a été réalisée). Il n’y a actuellement aucune raison de remettre en cause les nombreux vaccins contenant de l’aluminium. Selon les experts, ce serait se priver à tort de la protection qu’ils assurent face à des maladies infectieuses graves.
Plus d’informations : La vaccination, c’est quoi ?
Certains vaccins contiennent en quantité infime des dérivés de mercure (thimérosal, thiomersal ou timerfonate). Le thiomersal est un composé organique contenant du mercure qui est ajouté à certains vaccins pour mieux les conserver. C’est l’agent conservateur le plus fréquemment utilisé pour les vaccins qui se présentent en flacons multidoses.
La présence de ces agents conservateurs à base de mercure a soulevé des inquiétudes : ne sont-ils pas dangereux, surtout pour les jeunes enfants ? L’accumulation de mercure, à la suite des vaccinations régulières programmées chez les nourrissons, ne risque-t-elle pas avoir des effets toxiques, notamment au niveau du système nerveux ?
Les experts de l’EMA, l’Agence européenne des médicaments, ont examiné la question. Ils ont conclu qu’il n’existe aucune donnée probante attestant que la quantité de thiomersal utilisée dans les vaccins représente un risque pour la santé. Toutefois, en vertu du principe de précaution, ils ont conseillé d’utiliser si possible des vaccins qui ne contiennent pas de dérivés de mercure.
Aujourd’hui, en Belgique, les vaccins destinés aux enfants ne contiennent plus de mercure.
Le développement d’un vaccin est très long, entre autres à cause des études et des tests qui sont exigés par les autorités pour autoriser sa mise sur le marché. Le temps consacré aux tests est deux fois plus long que le temps consacré à sa production. Sa commercialisation est soumise aux mêmes règles que celles en vigueur pour les médicaments.
Les producteurs de vaccins sont tenus de démontrer l’efficacité de leur produit et leur absence de toxicité aux doses envisagées pour générer une bonne protection.
La sécurité des vaccins est évaluée avant qu’ils n’arrivent en pharmacie, dans le cadre d’une procédure d’« autorisation de mise sur le marché », le plus souvent européenne et plus rarement nationale. Un vaccin ne peut pas être mis en vente s’il n’a pas reçu cette autorisation.
Plus d’informations : Comment un vaccin est-il mis sur le marché ?
Les laboratoires pharmaceutiques qui fabriquent les vaccins sont des opérateurs privés.
Les entreprises du secteur privé de tous les secteurs ont un intérêt légitime à tirer profit de leurs produits. L’industrie pharmaceutique ne fait pas exception. Cependant, il faut savoir qu’il existe une grande différence financière entre le secteur des médicaments et celui des vaccins. L’industrie pharmaceutique ne fait pas son plus grand profit via la vente de vaccins, mais principalement via la vente de médicaments du quotidien et des produits de parapharmacie. Une des raisons est que, par exemple, les patients atteints de maladies chroniques doivent prendre leurs médicaments toute leur vie, alors que les vaccins ne sont généralement administrés que quelques fois.
Le secteur des vaccins est également moins intéressant, car la production de vaccins est beaucoup plus complexe et coûteuse que celle de produits pharmaceutiques. Il y a en effet de moins en moins de fabricants de vaccins dans le monde, ce qui peut s’expliquer par des considérations économiques.
Cependant, la politique de vaccination, en ce compris l’intervention dans le coût de certains vaccins, est du ressort des autorités publiques. Celles-ci, pour fixer la politique de vaccination, chargent des experts scientifiques indépendants de définir quelles sont les vaccinations pertinentes pour quels groupes-cibles.
Elles procèdent par marché public d’achat pour sélectionner le fabricant qui fournira les vaccins nécessaires. Cette procédure permet de limiter les conflits d’intérêt avec la fixation de critères et d’objectifs clairs et publics, de mettre en concurrence les différents producteurs de vaccins et d’obtenir les meilleurs prix.