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Questions générales sur la vaccination
Questions sur le contenu des vaccins
Questions par vaccin
Les vaccins sont-ils efficaces ?
Les vaccins permettent de très bien prévenir certaines maladies infectieuses, même si aucun vaccin n’est efficace à 100%. Le taux d’échec d’un vaccin varie selon le type de vaccin et le produit utilisé. La plupart des vaccins administrés aux enfants ont un taux de succès de plus de 90% (souvent de plus de 95%).
Certains vaccins procurent une « immunité collective » : quand la plupart des personnes d’une collectivité sont vaccinées contre une maladie donnée, les risques d’une éclosion de cette maladie s’en trouvent grandement diminués. Cette « immunité collective » protège le petit nombre de personnes qui sont trop jeunes pour être vaccinées (par exemple, les nourrissons de moins de 2 mois) ou qui ne peuvent pas être vaccinées pour des raisons de santé ou chez qui le vaccin n’a pas procuré une protection suffisante.
Vous trouverez des renseignements sur l’efficacité des vaccins en faisant une recherche par vaccin dans les chapitres « Les vaccinations recommandées à tous » et « Les vaccinations conseillées à certains ».
information revue le 12/01/2009
Un vaccin, une fois injecté, est-il toujours efficace ?
De très nombreux éléments peuvent influencer l’efficacité protectrice d’un vaccin.
Certains vaccins sont plus « immunogènes » que d’autres. Cela veut dire qu’ils éveillent mieux une réponse du système immunitaire. Autrement dit, un grand pourcentage des personnes vaccinées forment des anticorps après vaccination. Ce pouvoir immunogène dépend de la composition du vaccin : l’antigène qui provoque la réaction immunitaire, les adjuvants, etc. Ainsi, pour citer deux exemples, le vaccin contre la rougeole donné aux enfants protège 95% des enfants vaccinés. Son « taux » de protection est de 95%. Le vaccin contre la typhoïde protège, lui, entre 65 et 75% des personnes vaccinées.
Les personnes jeunes et en bonne santé répondent mieux aux vaccins que des personnes dont le système immunitaire est affaibli, par exemple par une maladie chronique, ou par l’âge. Ainsi, le taux de protection du vaccin contre la grippe est meilleur chez les adultes en bonne santé (60 à 70%) que chez les personnes âgées de plus de 80 ans (40 à 50%).
Le lieu d’injection du vaccin peut aussi influencer l’efficacité de la vaccination. Par exemple, le vaccin contre l’hépatite B protège plus de 90% des adultes vaccinés quand il est injecté, comme c’est recommandé, dans le muscle deltoïde (région de l’épaule). Une injection dans la fesse réduit le taux de protection (principalement parce que, dans cette région du corps, l’injection se fait souvent dans la graisse plutôt que dans le muscle).
La bonne conservation du vaccin, jusqu’au moment où il est injecté, est aussi essentielle pour maintenir sa qualité. Le respect de la « chaîne du froid » est important : depuis le moment de la production jusqu’au moment de l’injection, le vaccin devrait être conservé à une température comprise entre 2 et 8°C. Certains vaccins deviennent inefficaces lorsqu’ils ont été congelés. D’autres sont sévèrement dégradés après 1 semaine de séjour à une température de 21°C.
Ce sont là quelques uns des principaux facteurs qui peuvent influencer l’efficacité d’un vaccin.
12/01/2009
Puisque la plupart des enfants sont vaccinés et ne peuvent donc transmettre les maladies concernées, pourquoi devrais-je faire vacciner mon enfant ?
Les enfants non vaccinés courent un beaucoup plus grand risque que les autres d’attraper des maladies contagieuses.
Les enfants non vaccinés augmentent par ailleurs le risque de transmission de maladies contagieuses aux enfants qui ne peuvent être vaccinés pour des raisons de santé ou qui ne sont que partiellement immunisés.
En effet, certains germes, comme le virus de l’hépatite B, peuvent rester dans le corps humain, sans que la maladie se déclare. Ces personnes (porteurs sains) peuvent cependant transmettre le virus ou la bactérie à d’autres et mettre en danger les personnes non immunisées.
information revue le 12/01/2009
Tous les vaccins présentent un risque. Pourquoi faire courir ce risque à mon enfant ?
Les vaccins sont parmi les outils les plus sûrs de la médecine moderne et l’une des mesures de prévention les plus efficaces dans l’histoire de la médecine. Si le risque zéro n’existe pas en matière de vaccins, les effets secondaires graves sont rares. Les dangers posés par les maladies évitables par la vaccination sont beaucoup plus grands que les risques d’une réaction indésirable suite à une vaccination reprise dans les recommandations officielles. En effet, ces dernières sont basées sur une étude rigoureuse des avantages et inconvénients des vaccins.
Par ailleurs, en Belgique, les vaccins, comme tout médicament, doivent répondre à des exigences de qualité, d’efficacité et de sécurité avant de pouvoir être enregistrés et mis sur le marché. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez le chapitre « En savoir plus sur la vaccination ».
Vous trouverez des renseignements sur les réactions indésirables et les contre-indications des vaccins en faisant une recherche par vaccin.
information revue le 12/01/2009
Qu’arriverait-il si nous cessions de vacciner ?
S’il n’existait pas de vaccins, il y aurait beaucoup plus de cas de maladies infectieuses, beaucoup plus de complications graves de ces maladies et plus de décès. Pour certaines maladies, il y aurait des épidémies régulières.
Les risques de NE PAS se faire vacciner (lorsqu’il y a des recommandations officielles) sont donc plus grands que les risques faibles que peut comporter n’importe quel vaccin recommandé.
information revue le 12/01/2009
Pourquoi vacciner contre des maladies qui ont (ou semblent avoir) disparu de notre pays ?
La vaccination doit se poursuivre pour plusieurs raisons :
Est-ce que les vaccins affaiblissent le système immunitaire naturel ?
Au contraire, les vaccins visent à renforcer le système immunitaire afin de protéger les enfants et les adultes contre certaines maladies.
Le système immunitaire est le mécanisme de défense que l’on retrouve chez chaque individu et qui aide l’organisme à lutter contre la maladie. Lorsque les microbes (bactéries, virus…) pénètrent dans l’organisme, le corps lutte contre l’infection, principalement en produisant des anticorps qui attaquent ces microbes. Le système immunitaire fonctionne ainsi constamment pour nous protéger des bactéries et des virus qui sont dans notre environnement.
De façon similaire, les vaccins permettent de lutter contre certaines maladies en stimulant la production d’anticorps spécifiques à ces maladies. Ils renforcent nos défenses immunitaires contre une infection déterminée mais n’altère pas notre capacité à lutter contre les infections contre lesquelles nous ne sommes pas vaccinés.
Les scientifiques estiment que le système immunitaire, grâce à sa ‘mémoire’, peut reconnaître et réagir à des millions de micro-organismes différents en même temps. Les vaccins recommandés aux enfants et aux adultes n’utilisent qu’une toute petite partie de la ‘mémoire’ du système immunitaire.
information revue le 12/01/2009
Pourquoi vacciner si tôt après la naissance ?
Dans l’utérus, le foetus reçoit principalement les anticorps de sa mère et développe progressivement une capacité à produire ses propres anticorps. L’allaitement maternel protège également, partiellement, les nourrissons contre certaines infections parce que l’enfant reçoit dans le lait de sa mère des protéines qui stimulent son système immunitaire. Mais l’immunité transmise par la mère ne protège pas durablement le nourrisson ; elle ne le protège pas contre certaines des maladies que la vaccination permet de prévenir. Pour protéger les enfants en bas âge contre les maladies potentiellement dangereuses (par exemple coqueluche, méningite à Haemophilus influenzae de type b), il faut les vacciner avant qu'ils soient exposés à la maladie, afin que leur organisme ait le temps de fabriquer les anticorps nécessaires. Ce sont les raisons pour lesquelles on vaccine les nourrissons dès l'âge de 2 mois.
information revue le 12/05/2009
N’est-il pas dangereux d’administrer aux nourrissons plusieurs vaccins en même temps ?
Non. Selon les données scientifiques disponibles, l’administration de plusieurs vaccins en même temps n’a pas d’effet négatif sur un système immunitaire normal. Le système immunitaire est très efficace. Il peut gérer et réagir à des millions de micro-organismes en même temps.
Par ailleurs, ne sont administrés en même temps que les vaccins qui se sont avérés sans danger et efficaces lorsqu’ils sont donnés ensemble. Toute nouvelle combinaison vaccinale fait l’objet d’études cliniques rigoureuses avant son enregistrement et sa mise à disposition sur le marché, afin de prouver que cette combinaison ne réduit pas l’efficacité de chacun des vaccins et n’augmente pas les risques. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez le chapitre « En savoir plus sur la vaccination ».
Les vaccins combinés permettent de protéger les enfants contre un plus grand nombre de maladies et augmentent le confort des enfants en limitant le nombre d’injections qu’ils reçoivent. Si leur utilisation conduit parfois à l’administration d’une dose supplémentaire pour l’un ou l’autre des vaccins, cela n’est pas préjudiciable pour l’enfant.
information revue le 12/01/2009
Puisque l’enfant développe naturellement son propre système immunitaire, pourquoi le faire vacciner ?
Pour le protéger:
Pour protéger les autres :
Les vaccins utilisent un mécanisme naturel pour nous garder en santé en mettant à contribution notre réponse immunitaire naturelle. Un vaccin stimule la formation d’anticorps. Si nous sommes exposés à ce virus ou à cette bactérie particulière dans l’avenir, notre système immunitaire sera en mesure de contre-attaquer.
information revue le 12/01/2009
Une bonne hygiène de vie ne suffit-elle pas à me protéger contre les maladies ?
Une bonne hygiène de vie est un excellent complément à la vaccination mais ne peut la remplacer.
La construction d’égoûts et l’approvisionnement en eau potable ont permis par exemple la disparition des épidémies de choléra, qu’on rencontrait encore à Bruxelles au XIXème siècle.
Les conditions de vie moderne (meilleure alimentation, promiscuité moindre et meilleure hygiène) ont grandement amélioré l’état de santé de millions de personnes. Certaines maladies, comme la tuberculose par exemple, sont beaucoup moins courantes car les conditions d’hygiène à la maison sont meilleures. Malgré ces avantages, des épidémies de maladies évitables par la vaccination se déclarent toujours parce que les gens ne sont pas vaccinés ou ne le sont pas complètement. Des maladies comme la rougeole et la coqueluche sont très contagieuses, quelles que soient l’hygiène et les conditions de vie.
Si l’amélioration des conditions de vie a joué un rôle important dans la lutte contre certains types de maladies infectieuses, la vaccination à grande échelle a fait chuter la fréquence de plusieurs autres d’entre elles. Dans les pays industrialisés, de nombreuses maladies infectieuses sont aujourd’hui contrôlées ou éliminées par le biais de programmes de vaccination de masse. Jusqu’à présent, la variole est la seule maladie à avoir été éradiquée de notre planète.
information revue le 12/01/2009
Y a-t-il des cas où une personne ne devrait PAS être vaccinée ?
Oui. Pour des raisons médicales, il est parfois justifié de ne pas administrer un vaccin ou de reporter son administration à plus tard.
Par exemple, une forte allergie à une composante d’un vaccin est une contre-indication à l’usage de ce vaccin. Un système immunitaire malade est une contre-indication à certaines vaccinations. Certains vaccins sont déconseillés pendant la grossesse. En cas de forte fièvre, il est préférable de reporter de quelques jours l’administration du vaccin.
Pour ce type de question, adressez-vous à votre médecin traitant. Il vous connaît et saura vous conseiller et vous rassurer.
information revue le 12/01/2009
Les maladies infantiles, comme la rougeole par exemple, font l’objet de recommandations de vaccination. Or, la vaccination ne peut-elle pas engendrer les mêmes conséquences que la maladie elle-même (dans un pourcentage très faible, que ce soit pour le vaccin ou la maladie d’ailleurs) ?
Certaines vaccinations peuvent effectivement engendrer des effets indésirables, parfois de même nature que la maladie. Cependant, comme nous l’avons déjà signalé, les recommandations sont le fruit d’une analyse rigoureuse de la balance des avantages et des inconvénients de chacune des vaccinations concernées.
Ainsi, nous pouvons comparer la fréquence des complications majeures liées d’une part à la rougeole et d’autre part à la vaccination contre la rougeole (voir tableau). Même si certaines affections très rares peuvent être constatées après l’administration d’un vaccin, la balance (et la recherche de la sécurité) penche nettement en faveur de la vaccination.
| Liées à la maladie | Après vaccination | |
| Pneumonie | 3,8 à 7,3/100 | 0 |
| Convulsions | 0,3 à 0,5/100 | 0,0002 à 0,190/100 |
| Encéphalite | 0,5 à 1/1.000 | 0,001/1.000 |
| Panencéphalite sclérosante subaiguë | 5 à 20/1.000.000 | 0,05 à 0,1/1.000.000 |
| Décès | 1/10.000 à 1/4.000 | 0 |
Ces estimations valent uniquement pour les pays industrialisés, où l’immense majorité des enfants n’ont pas de problème de malnutrition ou de carences en vitamines; dans les pays en voie de développement, la rougeole est souvent une maladie grave (selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 700.000 personnes décèdent encore annuellement suite à une rougeole).
information revue le 12/09/2008
Peut-on assurer que le programme de vaccination proposé en Belgique est valable et raisonnable ? Suit-on ses conséquences éventuelles ? Ne serait-il pas judicieux et surtout prudent de faire des études à grande échelle et à long terme avant de persister dans des campagnes ?
Le programme de vaccination recommandé en Belgique n’est pas décidé à la légère. Les recommandations sont le fruit d’une analyse rigoureuse de la balance des avantages et des inconvénients de chacune des vaccinations concernées, ainsi que du rapport risque/bénéfice. Sont recommandées les seules vaccinations qui font pencher la balance du bon côté : le gain individuel ou collectif est établi.
Par ailleurs, aucune décision n’est définitive. Les recommandations sont réévaluées régulièrement en fonction des données recueillies (épidémiologie des maladies, complications éventuelles d’un vaccin, …) par les systèmes de surveillance.
Des études à grande échelle et à long terme sont nécessaires pour évaluer les effets d’une campagne de vaccination, vous avez tout à fait raison. Pour ce faire, on se base sur des systèmes de pharmacovigilance à large échelle pour réévaluer régulièrement la balance avantages/inconvénients de chacun des vaccins. Les systèmes de pharmacovigilance, qui s’appliquent à des populations de quelques centaines de milliers de personnes voire des millions-, permettent notamment de détecter des problèmes très rares qui ne seraient pas apparus lors des essais cliniques à plus petite échelle
Aux Etats-Unis, par exemple, le système fonctionne bien. Ainsi, un vaccin a été introduit il y a quelques années pour lutter contre le Rotavirus. Ce virus est la cause première des diarrhées graves chez les bébés et entraîne un coût élevé en matière de soins de santé (aux Etats-Unis, on hospitalise souvent les enfants atteints de fortes diarrhées pour les placer sous perfusion). Mais, grâce à un système de pharmacovigilance efficace, on a pu observer une augmentation de cas d’intussusception intestinale (pénétration d’une partie de l’intestin dans la partie qui lui fait suite) chez les enfants vaccinés. Les cas étaient tellement rares que seul un système de pharmacovigilance à très large échelle pouvait les détecter. La commercialisation de ce vaccin anti-Rotavirus a dès lors été immédiatement stoppée. Il est important de noter que les nouveaux vaccins contre le Rotavirus utilisés depuis 2007 dans notre pays sont sûrs. En effet, les études très vigilantes n'ont pas montré cet effet indésirable après vaccination.
Chez nous, des systèmes de surveillance efficients existent (médecins vigies, interventions en cas d’épidémie, labos pour la culture et le génotypage…), mais mériteraient peut-être un investissement plus important.
information revue le 10/06/2009
Vacciner son enfant est-il obligatoire dans un milieu d'accueil ?
Choisir de placer son enfant dans un milieu d’accueil, c’est choisir de le placer dans une collectivité, avec les obligations qui en découlent. Certaines maladies sont en effet transmissibles au sein d’une collectivité. Si votre enfant fréquente une crèche ou tout autre milieu d’accueil agréé par l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE), il vous sera donc demandé de le vacciner contre certaines maladies. L’ONE entend ainsi protéger la collectivité, certains enfants ne pouvant être vaccinés pour des raisons médicales.
Cette obligation de vacciner votre enfant est inscrite dans le Réglement d’ordre intérieur (lequel se base sur l’Arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 27 février 2003 portant réglementation générale des milieux d’accueil) qu’il vous est demandé de signer pour accord lors de l’inscription de votre enfant dans un milieu d’accueil : « Les parents s’engagent à faire vacciner leur enfant ou à donner l’autorisation au médecin de la consultation pour enfants de l’ONE de pratiquer les vaccinations, selon le schéma que l’Office préconise conformément à celui élaboré par la Communauté française ».
Selon le Règlement d’ordre intérieur :
Le Règlement d’ordre intérieur d’un milieu d’accueil précise les droits et obligations réciproques des parents et du milieu d’accueil. Le signer, c’est en accepter les modalités. Si vous refusez de le signer, vous renoncez à placer votre enfant au sein de cette collectivité. « L’état vaccinal de votre enfant sera contrôlé régulièrement, notamment à l’entrée, à 9 mois et 18 mois. L’enfant pourra être exclu du milieu d’accueil en cas de non-respect de cette obligation ou de retard important dans le calendrier vaccinal. »
Conformément à la législation, seule une décision médicale peut prétendre à une dérogation de vaccination de l’enfant. « Si le médecin de l’enfant estime un vaccin préconisé par l’ONE inopportun pour des raisons médicales propres à un enfant, il en est fait mention ; le dossier sera ensuite examiné par le médecin de la consultation et le Conseiller médical pédiatre de l’ONE, afin de déterminer si l’enfant peut ou non (continuer à) fréquenter la structure d’accueil. »
Vous pouvez aussi consulter le site de l'ONE (http://www.one.be/ONE_typo_test/ONE%20CLEAN/publications/docs_pro/roimedic.pdf).
information revue le 11/09/2009
Que contiennent les vaccins ?
Le principal ingrédient de la plupart des vaccins est le microbe ou une partie du microbe (virus ou bactérie) tué ou atténué, qui stimule le système immunitaire pour qu’il puisse reconnaître et prévenir la maladie à l’avenir.
Les vaccins renferment habituellement aussi de l’eau stérile ou une solution salée.
Enfin, certains vaccins peuvent aussi contenir :
Chaque vaccin contient une quantité infime de certains de ces ingrédients, et chaque lot de vaccins est testé pour en garantir l’innocuité et la qualité avant d’être mis sur le marché.
Pour en savoir plus à ce sujet, consultez le chapitre « En savoir plus sur la vaccination ».
information revue le 12/01/2009
Une allergie aux oeufs est-elle une contre-indication à la vaccination ?
L’allergie aux oeufs provoque chez les personnes qui en souffrent, des réactions anormales lors de la consommation d’oeufs (ballonnements, troubles digestifs, éruptions cutanées, nausées, diarrhée, crises d'asthme, eczéma, ...) pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique. Un simple malaise digestif lors de la consommation d’oeufs n’est pas considéré comme une allergie.
Certains vaccins, préparés à partir de virus cultivés sur des oeufs embryonnés, peuvent contenir de petites quantités de protéines d’oeuf (fièvre jaune, influenza). Ces vaccins peuvent causer des réactions d’hypersensibilité chez certaines personnes allergiques aux oeufs. Dans ce cas, les vaccins contre la fièvre jaune et l’influenza ne doivent pas être administrés à moins que le risque de contracter la maladie l’emporte sur le petit risque d’avoir une réaction systémique d’hypersensibilité. La revaccination avec les vaccins contre la fièvre jaune ou l’influenza est contre-indiquée chez une personne qui a déjà eu une réaction anaphylactique au vaccin.
La plupart des enfants présentant une allergie mineure aux oeufs peuvent quand même être vaccinés. Chez les enfants ayant déjà présenté des réactions graves aux oeufs, il est cependant recommandé d’effectuer la vaccination en milieu hospitalier.
information revue le 10/06/2009
Une allergie aux levures est-elle une contre-indication à la vaccination ?
L’allergie aux levures n’est pas une contre-indication à la vaccination, à moins qu’il y ait eu précédemment une réaction anaphylactique aux levures.
La grossesse est-elle une contre-indication à la vaccination ?
Par précaution, les vaccinations sont généralement reportées après la grossesse, sauf lorsque la vaccination est indispensable ou recommandée en raison de circonstances particulières.
De nombreux vaccins, en particulier ceux qui sont constitués de bactéries ou de virus vivants atténués, sont généralement contre-indiqués pendant la grossesse.
Cas particulier : En cas d’épidémie par un agent infectieux particulièrement dangereux (à l’exception de la rubéole et de la varicelle), un médecin peut conseiller de vacciner quand même une femme enceinte non immunisée. Le risque infectieux qu'elle et son foetus court est alors considéré comme plus grave que le risque lié au vaccin.
Par contre, les vaccins à base de bactéries ou de virus inactivés ou de toxines inactivées sont inoffensifs pour le foetus. Par exemple, les vaccins contre le tétanos, la diphtérie et la grippe peuvent être administrés, en cas d'indications, à une femme enceinte.
information revue le 10/06/2009
Les vaccins contenant un dérivé du mercure sont-ils dangereux ?
En Belgique, la plupart des vaccins destinés aux enfants ne contiennent plus de dérivés de mercure (thimérosal, thiomersal ou timerfonate). Mais certains vaccins pour adultes contiennent en quantité infime des dérivés de mercure qui permettent de mieux conserver le vaccin. Pour connaître les composants d’un vaccin, consultez la notice.
L’exposition répétée à de telles substances peut-elle provoquer des effets toxiques, notamment au niveau du système nerveux, suite à l’accumulation de mercure ?
Concernant la vaccination des enfants :
Selon le Comité des Spécialités Pharmaceutiques (CSP), l’organe scientifique d’avis de l’Agence Européenne pour l’Evaluation des Médicaments (EMEA), il n’y a pas de preuves quant à un effet neurotoxique des dérivés de mercure en ce qui concerne la vaccination des enfants. Par mesure de prudence, le CSP recommande toutefois d’utiliser si possible des vaccins qui ne contiennent pas de dérivés de mercure.
L’EMEA continue par ailleurs à collaborer avec d’autres instances telles que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les fabricants de vaccins afin qu’à l’avenir, les conservateurs à base de mercure soient éliminés des vaccins.
Concernant la vaccination des femmes enceintes :
Aucune recommandation n’a été donnée quant à l’utilisation de vaccins contenant des dérivés de mercure chez les femmes enceintes. En l’absence de données précises et compte tenu du fait que le foetus peut encore être plus sensible aux effets neurotoxiques du mercure, il convient, en cas de grossesse, de bien peser les avantages et les risques de l’administration d’un vaccin contenant des dérivés de mercure.
Les conservateurs à base de mercure peuvent par ailleurs être à l’origine de réactions allergiques.
information revue le 17/10/2008
Les vaccins contenant de l’aluminium sont-ils dangereux ?
Certains vaccins contiennent en quantité infime des sels d’aluminium qui servent d’adjuvant, c’est-à-dire qu’ils favorisent une meilleure réponse immunitaire aux vaccins, ce qui les rend plus efficaces (diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatites A et B). Pour connaître les composants d’un vaccin, consultez la notice.
Les vaccins contenant de l’aluminium provoquent-ils des effets indésirables particuliers ?
Les seules réactions connues et imputables à l’aluminium contenu dans les vaccins sont des réactions inflammatoires locales (dont certaines sont dues à une agitation insuffisante du produit, à la vitesse d’injection, etc).
Les vaccins contenant de l’aluminium peuvent-ils provoquer des douleurs musculaires persistantes ?
Cette hypothèse vient du fait qu’on a trouvé de l’aluminium lors de biopsies musculaires (prélèvements pratiqués pour étudier et diagnostiquer une maladie ou un symptôme) chez des patients présentant des symptômes de douleurs musculaires.
Mais le comité consultatif pour la sécurité des vaccins de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’a démontré aucun lien entre la présence d’aluminium dans le muscle et les symptômes présentés par les patients pour trois raisons :
L’OMS a donc décidé de maintenir l’usage des vaccins contenant de l’aluminium
information revue le 10/06/2009
Les vaccins contenant des antibiotiques sont-ils dangereux ?
Certains vaccins contiennent des quantités négligeables d’antibiotiques (néomycine, polymyxine ou streptomycine) qui empêchent la contamination du vaccin par des bactéries. Certains patients peuvent y être hypersensibles. Pour connaître les composants d’un vaccin, consultez la notice.
Les vaccins peuvent-ils transmettre des maladies animales aux êtres humains ?
Comme les vaccins sont un produit naturel, il faut parfois utiliser des cellules animales pour les produire. Ce procédé est strictement réglementé de manière à ce qu’il ne présente aucun risque pour la santé humaine.
Des substances dérivées de vache (gélatine, lactose?) sont parfois utilisées pour la fabrication de certains vaccins. Selon les scientifiques de plusieurs pays, le risque que ces vaccins transmettent la maladie de Creutzfeldt-Jakob (« maladie de la vache folle ») aux êtres humains est extrêmement faible : 1 sur 40 milliards (et peut-être moins), en théorie.
information revue le 12/04/2005
Le vaccin contre la méningite à méningocoques C et le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) peuvent-ils être administrés en même temps ? Quels sont les inconvénients d’en faire un premier, et l’autre plus tard ?
Le calendrier de vaccination officiel recommande l’administration vers 12-13 mois du vaccin RRO et du vaccin conjugué contre le pneumocoque.
La vaccination contre la méningite à méningocoques C est, elle, recommandée à l'âge de 15 mois, simultanément à l'administration d'un rappel du vaccin hexavalent (contre le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, la poliomyélite, l'Hib et l'hépatite B).
Dans des circonstances particulières, ces deux vaccins pourraient être administrés lors de la même consultation, mais dans deux sites d’injections différents. Les vaccins ne peuvent pas être mélangés. Mais il n’y a pas d’inconvénient majeur à donner les deux vaccins à des moments différents. Néanmoins l’Organisation Mondiale de la Santé recommande de ne manquer aucune occasion d’administrer un vaccin aux âges prévus. En effet, les retards de vaccination peuvent s’accumuler et l’enfant peut rester inutilement à risque d’être infecté en raison de sa non protection. L’expérience de la plupart des médecins corrobore ce choix de vacciner sans perdre de temps inutile vis-à-vis du calendrier idéal.
information revue le 10/06/2009
Le vaccin RRO contre la rougeole, la rubéole et les oreillons peut-il causer l’autisme ?
Selon les affirmations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la vaccination RRO ne provoque pas l’autisme.
L’autisme est un trouble du développement neurologique caractérisé par des difficultés de communication et d’interaction avec les autres (détachement de la réalité et repli sur soi avec prédominance de la vie intérieure). Les causes précises de l’autisme ne sont pas encore toutes identifiées mais les facteurs génétiques semblent jouer un rôle essentiel (90% des risques).
L’autisme est généralement diagnostiqué au cours de la deuxième année de vie, au moment où les interactions avec les autres augmentent. Le vaccin RRO contre la rougeole, la rubéole et les oreillons est administré durant cette même période (entre 12 et 13 mois), conformément aux recommandations officielles. Si des troubles du comportement apparaissent chez l’enfant juste avant ou juste après une vaccination RRO, il peut dès lors s’agir d’une simple coïncidence. Les études scientifiques, réalisées par des experts du monde entier, n’ont apporté aucune preuve d’un lien entre le vaccin RRO et l’autisme.
Par contre, l’infection par le virus de la rougeole attaque le cerveau (encéphalite) dans un cas sur mille et peut provoquer des troubles neurologiques graves, voire mortels, chez des enfants tout à fait sains auparavant. Il est donc important de vacciner les enfants contre la rougeole dès l’âge de 12 mois, en même temps que la rubéole et les oreillons.
information revue le 10/06/2009
Le vaccin RRO contre la rougeole, la rubéole et les oreillons peut-il causer l’apparition de maladies inflammatoires de l’intestin (Maladie de Crohn ou recto-colite ulcéro-hémorragique) ?
Il n’existe aucune preuve que le vaccin RRO puisse causer l’apparition de maladies inflammatoire de l’intestin. La première année de vie d’un enfant est une période de croissance et de développement exceptionnels, pendant laquelle des problèmes graves peuvent faire leur apparition. C’est aussi la période pendant laquelle la plupart des vaccins sont administrés, mais cela ne veut pas dire que les vaccins sont à l’origine de ces problèmes.
L’hypothèse d’un lien entre la vaccination RRO et l’apparition de maladies inflammatoires de l’intestin est née du fait que certains chercheurs ont identifié un virus ressemblant à celui de la rougeole, dans l’intestin de patients atteints de la maladie de Crohn. Les recherches récentes fondées sur des méthodes scientifiques rigoureuses et les comptes-rendus d’études menées partout dans le monde n’ont apporté aucune preuve d’un lien entre le vaccin RRO et des maladies inflammatoires de l’intestin.
Par contre, la rougeole attaque le cerveau (encéphalite) dans un cas sur mille et peut provoquer des troubles neurologiques graves, voire mortels, chez des enfants tout à fait sains auparavant. Il est donc important de vacciner les enfants contre la rougeole dès l’âge de 12 mois, en même temps que la rubéole et les oreillons.
information revue le 12/01/2009
Pourquoi ne pas attendre l’âge de 10-12 ans avant de vacciner les enfants contre la rubéole et les oreillons, afin de laisser la possibilité à l’organisme de développer naturellement ces maladies ?
Si on vaccine les enfants vers 12 mois contre les oreillons, c’est justement pour leur éviter de faire cette maladie. Souvent, on perçoit les oreillons comme une maladie d’enfant bénigne. Cette réputation est totalement usurpée : cette infection provoque une inflammation très douloureuse des glandes salivaires. En outre, elle s’accompagne de fièvre et d’un malaise général. L’atteinte du système nerveux central est fréquente. La méningite provoquée par le virus des oreillons était, avant la vaccination, la méningite virale la plus fréquente de l’enfant (1 cas sur 400). Un coma pouvait survenir. Cette méningite guérissait heureusement dans la plupart des cas, mais l’enfant pouvait garder des séquelles permanentes: une surdité (souvent unilatérale), une paralysie du nerf facial. Pourquoi faire subir à son enfant le risque d’un tel inconfort ?
La rubéole est une maladie généralement sans gravité chez les enfants. Elle est plus gênante chez l’adulte : des douleurs et des inflammations des articulations surviennent fréquemment. Une encéphalite se rencontre dans environ un cas sur 6000. Mais le danger principal de la rubéole est l’infection chez une femme enceinte. Le syndrome de rubéole congénitale survient chez 20 à 25% des femmes qui sont infectées par le virus pendant les 3 premiers mois de grossesse. Les conséquences de l’atteinte de l’embryon sont multiples : atteinte du cerveau et des yeux, surdité, retard mental, malformations cardiaques, atteinte du foie et des os, etc. La vaccination des jeunes enfants a notamment pour objectif de réduire la circulation du virus et ainsi le risque de contamination des femmes en âge d’avoir des enfants. Cependant, cet objectif ne peut être pleinement atteint que lorsqu’au moins 90 à 95% des nourrissons sont vaccinés.
Enfin, il y a une autre raison de vacciner les enfants contre ces deux maladies - et contre la rougeole - vers 12 mois : on obtient ainsi un meilleur taux de protection (environ 95%). Ce taux diminue avec l’âge.
information revue le 10/06/2009
Le vaccin RRO contre la rougeole, la rubéole et les oreillons peut-il causer la sclérose en plaques ?
Les recherches récentes fondées sur des méthodes scientifiques rigoureuses et les comptes-rendus d’études menées partout dans le monde n’ont apporté aucune preuve d’un lien entre le vaccin RRO et la sclérose en plaques.
Par contre, la rougeole attaque le cerveau (encéphalite) dans un cas sur mille et peut provoquer des troubles neurologiques graves, voire mortels, chez des enfants tout à fait sains auparavant. Il est donc important de vacciner les enfants contre la rougeole dès l’âge de 12 mois, en même temps que la rubéole et les oreillons.
information revue le 10/06/2009
Une personne atteinte de sclérose en plaques peut-elle se faire vacciner contre la fièvre jaune ?
La sclérose en plaques (SEP) n’est généralement pas considérée comme une contre-indication pour l’administration du vaccin contre la fièvre jaune. Un patient atteint de SEP peut donc être vacciné, plus particulièrement en dehors de poussées évolutives.
Le vaccin contre la fièvre jaune est contre-indiqué chez un patient sous traitement immunodépressif, comme la cortisone à forte dose par exemple. Ce type de traitement peut être prescrit à une personne atteinte de SEP.
Mais on considère qu’un traitement par corticoïdes de courte durée (moins de 2 semaines) ou à faible dose (moins de 20mg/jour de prednisolone ou moins de 16mg/jour de méthylprednisolone) autorise la vaccination.
Les avis du médecin spécialiste et du médecin traitant sont de toute évidence indispensables avant de prendre la décision de vacciner.
information revue le 28/02/2006
Le vaccin contre l’hépatite B peut-il causer ou aggraver la sclérose en plaques ?
Selon l'OMS, aucune étude ne prouve qu’il y ait un lien entre la vaccination contre l’hépatite B et le développement ou l’aggravation d’une sclérose en plaques.
La sclérose en plaques est une maladie qui touche le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) causant notamment une paralysie des membres inférieurs. La sclérose en plaques est une maladie qui dure toute la vie et qui évolue lentement, par poussées successives. On ne connaît pas la cause de la sclérose en plaques. Elle peut survenir à partir de l’adolescence, qu’il y ait ou non vaccination contre l’hépatite B.
Le lien entre la vaccination contre l'hépatite B d'une part, et la sclérose en plaques ou d'autres maladies "autoimmunes" d'autre part, est parfois un sujet de controverses médiatiques. Pourtant, les données cliniques, épidémiologiques et expérimentales disponibles actuellement n’apportent aucune preuve de l’existence d’un lien causal entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques. Ces données proviennent de différents pays ayant déjà mis en oeuvre un programme de vaccination universelle :
Par contre, l’hépatite B est une maladie grave du fait qu’elle peut devenir chronique et parfois provoquer, après plusieurs années, une cirrhose ou un cancer du foie. Le virus de l’hépatite B provoque une infection du foie, transmissible par voies sanguine et sexuelle. Chaque année, un million de personnes dans le monde meurent de cette infection. Ce risque est d’autant plus élevé que l’infection survient tôt dans la vie. Chez l’enfant, l’infection est le plus souvent transmise directement de la mère porteuse du virus à son enfant, lors de l’accouchement.
Depuis 1999, la Belgique procède à la vaccination systématique des nourrissons et des pré-adolescents (11-12 ans). Chez les nourrissons, la vaccination contre l’hépatite B protège pratiquement 100% des vaccinés. A cet âge de la vie, aucun effet indésirable n’a jamais été observé. La vaccination généralisée des nourrissons et des pré-adolescents contre l’hépatite B est et reste donc recommandée pour protéger les individus contre un risque réel. Elle constitue la meilleure approche pour, à moyen terme, contrôler, éliminer et éradiquer l’hépatite B dans notre pays ainsi que dans les autres pays.
information revue le 10/06/2009
Vu les modes de transmission de l'hépatite B, pourquoi vacciner un enfant dès l'âge de 2 mois contre cette maladie ?
Votre question est logique : en effet, on sait que les relations sexuelles non protégées (par l’usage d’un préservatif) sont le mode de transmission le plus fréquent du virus de l’hépatite B.
Pourtant, la transmission horizontale (via les petites plaies, les morsures, les égratignures et la salive contaminée par le sang) de l’hépatite B n’est pas si rare. Ainsi, une étude belge de 1992 a montré que 1,9% des enfants âgés de 5 à 9 ans avaient déjà rencontré le virus de l’hépatite B. Or l’hépatite B est une maladie grave du fait qu’elle peut devenir chronique et parfois provoquer, après de nombreuses années, une cirrhose ou un cancer du foie. Et ce risque est d’autant plus élevé que l’infection survient tôt dans la vie. C’est une des raisons pour laquelle on recommande en Belgique de vacciner les nourrissons dès l’âge de 2 mois contre l’hépatite B. Une autre raison est que chez les nourrissons, cette vaccination protège pratiquement 100% des vaccinés. Ce taux de protection est moindre lorsqu’on vaccine plus tardivement dans la vie.
La vaccination généralisée des nourrissons contre l’hépatite B est donc recommandée pour protéger les individus contre un risque réel. Elle constitue la meilleure approche pour, à moyen terme, contrôler, éliminer et éradiquer l’hépatite B dans notre pays ainsi que dans les autres pays.
Pour en savoir plus, lire le chapitre « Vaccinations recommandées à tous » sur ce site.
information revue le 10/06/2009
Le vaccin contre la coqueluche peut-il causer des lésions au cerveau ?
Le vaccin contre la coqueluche n’entraîne pas de lésions au cerveau. Il est cependant contre-indiqué en cas d’anomalies neurologiques évolutives.
Depuis l’introduction en Belgique des vaccins acellulaires contre la coqueluche (le DTPa contenant des antigènes spécifiques du bacille coquelucheux), les réactions importantes liées à la composante « coqueluche » du vaccin sont aujourd’hui plus rares.
Elles étaient plus nombreuses avec les vaccins à cellules entières utilisés auparavant pour lutter contre la coqueluche (le DTP à cellules entières, préparé à base de bacilles coquelucheux) : parfois fièvre élevée, convulsions, syndrome des cris persistants, cyanose, collapsus, état de choc ou exceptionnellement encéphalopathie.
information revue le 10/06/2009
Les vaccins peuvent-ils causer la Mort Subite du Nourrisson ?
Les recherches récentes fondées sur des méthodes scientifiques rigoureuses et les comptes-rendus d’études menées partout dans le monde ont prouvé de manière très concluante que les vaccins ne causent pas le syndrome de mort subite du nourrisson.
Nous savons maintenant que d’autres facteurs, comme la position dans laquelle le nourrisson est couché et la fumée de tabac dans l'environnement du bébé, sont quant à eux effectivement associés au syndrome de mort subite du nourrisson (lire encadré).
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QUATRE GRANDS CONSEILS POUR REDUIRE LES RISQUES DE MORT SUBITE DU NOURRISSON : Un environnement sans tabac avant et après la naissance Couchez toujours votre bébé sur le dos (sauf avis médical contraire) Une température de 18 à 20° maximum dans la chambre de bébé Le visage de bébé bien dégagé (le sac de couchage est idéal) |
information revue le 12/01/2009
Faut-il vacciner les enfants contre la grippe ?
Actuellement, en Belgique, la vaccination contre la grippe n’est pas recommandée pour tous les enfants en bonne santé.
La vaccination contre la grippe est par ailleurs contre-indiquée avant l’âge de 6 mois ainsi qu’aux enfants qui présentent une allergie aux oeufs (très rare).
La vaccination contre la grippe est en revanche recommandée en Belgique pour certains enfants:
information revue le 10/06/2009
Un rappel de vaccin contre le tétanos peut-il provoquer des fortes réactions ?
Le vaccin contre le tétanos donne souvent des réactions locales à l’endroit de l’injection : 50 à 85% des personnes ont une gêne au point d’injection et 25 à 30% ont un léger gonflement ou une rougeur.
Ces réactions sont généralement modérées. Elles s’installent dans les heures qui suivent l’administration du vaccin.
Parfois, ces réactions locales peuvent être plus prononcées : on constate un gonflement, une zone dure, chaude, rouge, douloureuse. Une telle réaction locale survient plus souvent lorsque les rappels de vaccination sont fort rapprochés. Il est toujours préférable de laisser passer 10 ans entre deux rappels successifs de vaccin antitétanique.
Une forte réaction peut être liée notamment à un taux d’anticorps encore élevé dans le sang de la personne vaccinée, ou à la présence de certains adjuvants. Une injection mal pratiquée, dans le tissu sous-cutané plutôt que dans le muscle, donne plus de réactions locales. En général, cette réaction s’atténue progressivement et disparaît en 4 à 5 jours. On peut appliquer du froid, prendre un antidouleur comme du paracétamol ; éventuellement, sur prescription médicale, prendre un médicament anti-inflammatoire.
Lorsqu’une personne a fait une réaction locale très forte (un gonflement important allant de l’épaule au coude par exemple), on peut, avant de faire le rappel suivant, demander un dosage des anticorps contre la toxine tétanique. En cas de persistance de taux d’anticorps élevé, le rappel peut être retardé.
Des effets secondaires généraux, comme de la fièvre, des maux de tête ou des courbatures, sont peu fréquents.
Les vraies réactions allergiques graves ou anaphylactiques sont rares. Elles surviennent dans les minutes qui suivent l’administration du vaccin. Elles sont dangereuses et nécessitent un traitement immédiat, notamment une administration d’adrénaline. En cas d’antécédents de telles réactions d’hypersensibilité, on peut doser le taux d’anticorps contre la toxine tétanique, afin de vérifier si une vaccination est nécessaire. Si la vaccination est indispensable, elle devra être réalisée en milieu hospitalier.
23/03/2009