La couverture vaccinale des professionnels des secteurs de la santé et du social (personnel infirmier, aides familiales et ménagères, médecins, kinésithérapeutes, etc) est faible dans notre pays. Certains hésitent, parfois par manque d’informations, parfois par crainte d’effets secondaires, à se faire vacciner annuellement contre la grippe. Pourtant, l’enjeu est important…
La grippe est une infection très contagieuse. Toute personne infectée (même présentant peu de symptômes) peut transmettre le virus de l’Influenza. Suite à l’éternuement, la toux ou la parole, le virus se transmet, de personne à personne, par gouttelettes ou par particules en suspension dans l’air (aérosol) infectantes à plusieurs mètres. La transmission par voie indirecte (mains et objets) est également possible (survie du virus pendant quelques heures).
La transmission de la grippe est décrite, tant dans des hôpitaux que des maisons de repos et des milieux d’accueil pour personnes handicapées. Dans ces institutions, jusqu’à 25% des membres du personnel non immunisés peuvent développer la grippe durant les mois d’hiver et servir ainsi de porte d’entrée au virus. Les soignants peuvent également être contaminés en donnant des soins à une personne infectée et devenir ensuite source de transmission secondaire.
La vaccination : se protéger et protéger les autres
Une couverture vaccinale élevée contre l’Influenza, parmi les soignants, diminue le taux de transmission du virus. Et dès lors réduit le nombre de complications et de décès causés par la grippe parmi les personnes à risque.
Le rôle de transmetteur concerne le personnel hospitalier et le personnel des services d’aide et de soins à domicile, tant les médecins, les infirmières, les kinésithérapeutes que le personnel administratif et technique en contact - même occasionnel- avec des patients.
Mais les contacts familiaux des personnes à haut risque sont également des sources de contamination potentielles ; ils devraient donc également être vaccinés.